SYNOPSIS
En 1969, après avoir passé plus de dix ans à enseigner au Hunter Collège de New York, le célèbre docteur Jones est sur le point de prendre sa retraite et de couler des jours paisibles. Tout bascule après la visite surprise de sa filleule Helena Shaw, qui est à la recherche d’un artefact rare que son père a confié à Indy des années auparavant.

Le fameux cadran d’Archimède, une relique qui aurait le pouvoir de localiser les fissures temporelles. En arnaqueuse accomplie, Helena vole l’objet et quitte précipitamment le pays afin de le vendre au plus offrant. Indy n’a d’autre choix que de se lancer à sa poursuite. Il ressort son fedora et son blouson de cuir pour une dernière croisade..

NOTRE CRITIQUE
Tout commence avec un flashback, Indiana Jones à son plus jeune âge et Harrison Ford criblé, non pas de balles, mais de capteurs CGI pour remasteriser son visage. Si le résultat semble correct en images fixes, c’est beaucoup plus laborieux quand les corps sont en mouvement. Laborieux, c’est bien le mot pour décrire cette nouvelle aventure de la saga. Malgré tout le talent du réalisateur James Mangold (merci d’ailleurs pour Le Mans 66), ce nouveau long-métrage semble être bel et bien le piège qu’il fallait éviter. La scène d’introduction et ses différentes failles numériques nous abandonnent dans un récit qui ne cesse de faire des va-et-vient entre présent et passé. Oui, Indiana Jones est un vieillard. Oui, le temps passe. Oui, il est temps de lui dire adieu. Mais Le Cadran de la Destinée était-il vraiment nécessaire pour lui souhaiter bon vent ? Dans cette quête du au revoir incessant, le fantôme d’Indiana Jones gangrène tout le récit et ne laisse pas de place à ses acolytes. Le personnage Helena Shaw, interprété par Phoebe Waller-Bridge, avait pourtant un potentiel énorme, mais il est vampirisé par Indy sur chaque séquence.. Ce qui n’est cependant pas le cas avec Teddy, joué par l’acteur Français Ethann Isidore, qui n’est là que pour cocher une case en reformant une troupe d’aventuriers, en véritable clin d’œil aux précédents films.

Et comme pour les précédents projets, l’ennemi juré d’Indiana Jones est de retour. Les satanés Nazis incarnés en personne par un Mads Mikkelsen qui doit être blasé d’interpréter toujours le même méchant, aux mêmes mimiques et aux mêmes intentions. Rien de nouveau sous le soleil de l’archéologue pillard des pays pauvres donc, mais quelle déception, car l’annonce de James Mangold aux commandes était plutôt alléchante. Surtout après ses dernières œuvres qui ont su allier efficacité narrative et succès populaire. Pourtant, la sauce ne prend jamais totalement dans Indiana Jones 5, et cela malgré quelques séquences réussies qui puent le cinéma. Celle de la course-poursuite à cheval, par exemple. Mais le reste de l’action est globalement oubliable, ce qui n’est pas le cas de la séquence de fin.. Dommage pour le réalisateur, mais on risque de s’en souvenir.. Si la tentative est clairement audacieuse, tout le travail narratif au préalable ne nous permet pas d’y croire une seule seconde. Eh oui, la faute à un scénario peu inventif, qui se présente comme l’une des histoires les plus plates de la saga, une narration ennuyeuse où l’on enchaîne les passages obligatoires d’un point A au point B. La nostalgie est le personnage principal du film, incarnée par un Indiana Jones qui n’est plus que l’ombre de l’aventurier, sans un traitement pertinent dans cet ultime volet de la saga. On peut néanmoins se satisfaire d’une chose : la fin de cette saga. Indiana Jones, c’est le garage maintenant.
EN DEUX MOTS
Une fin de saga qui est plus proche du ‘Crâne de Cristal’ que de ‘La Dernière Croisade’, ironiquement. Malgré quelques bonnes idées, James Mangold se perd et tombe dans un piège quasi-inévitable.
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