SYNOPSIS
À Chartres, les Breuil, à la tête d’un important groupe de parfums, règnent sur la ville de père en fils. Toujours à Chartres, mais à des années-lumière de ce monde de luxe, Daniel Sauveur ne supporte plus la richesse insolente des Breuil et vit de petites combines.

Quand le projet qu’il a monté avec son copain d’enfance est sabordé par le groupe, il n’a plus qu’une idée en tête : se venger. Il se débrouille alors pour être embauché dans l’usine familiale et convainc ses collègues de dérober une partie du stock. Avec toujours le même objectif : faire tomber la plus puissante dynastie de la ville…

NOTRE CRITIQUE
Avec un duo d’acteurs en devenir composé de Raphaël Quenard et Agathe Rousselle (déjà détenteurs des grands succès à leurs palmarès respectifs), le nouveau film Cash réalisé par Jérémie Rozan s’invite dans notre catalogue Netflix. Mais malgré la proposition séduisante, la sauce ne prend pas ..
On ne se refuse pas une petite comédie de 1h30 avant le départ en vacances. Surtout avec un scénario bien français, bien pâté du Loiret. Mais dans les aventures de Raphaël Quenard au sein d’une grande entreprise de parfumerie, on ne retiendra malheureusement que sa prestation. Toujours attachant et drôle, l’acteur français ravira certains spectateurs à travers des voix off amusantes et bien écrites, narrant une histoire de gangster de la province bleu, blanc, rouge. Sauf que le scénario ne suit pas la cadence de l’acteur pour ce qui est du comique. Le postulat de base du film Cash est intéressant, mais déjà-vu sous plein d’autres formes. Une réinterprétation de la lutte des classes à travers le monde de l’entreprise, tout en ajoutant quelques principes du cinéma scorsesien. Malheureusement, la première partie est un peu trop molle et la deuxième un peu trop référencée mafia. Prévisible et très scolaire comme sa mise en forme d’ailleurs, où ni la mise en scène, ni la réalisation n’auront le mérite de fournir un second souffle à la narration.

On attendait également la prestation d’Agathe Rousselle dans ce nouveau film, mais quelle déception de découvrir son personnage mineur. En réalité, tous les protagonistes, hormis celui de Raphaël Quenard, sont inintéressants, mal exploités ou tout simplement vides comme un flacon Scorpio après un Noël chargé. Par exemple, Scania interprété par Igor Gotesman, qui est vendu comme son comparse du crime, mais qui semble avoir été coupé au montage. Il est présenté comme un personnage important durant l’introduction, puis il disparaît de l’écran et de l’histoire. Tout cela n’empêchera pas de rigoler avec Cash, notamment quand le film se moque de la start-up nation et de tout son jargon technocratique. On peut aussi se réjouir du choix du cinéaste Jérémie Rozan de situer son histoire à Chartres. Un paysage sympathique de la France « profonde« , et cela parlera à pas mal d’entre nous. Enfin, le scénario se la joue malin avec le revirement de situation que connaît son personnage principal. De petit manutentionnaire, il passe au statut de patron, avec tout ce que ça engendre chez lui.
EN DEUX MOTS
Malgré toute la sympathie que l’on peut avoir pour Raphaël Quenard ou le scénario du film, Cash est une comédie légère, mais très vite oubliable. La faute à des personnages secondaires vides comme un flacon de Scorpio après Noël.
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