SYNOPSIS
Partez à la découverte de régions inconnues avec Jason Statham et Jing Wu, à la tête d’une équipe de chercheurs partie explorer les profondeurs de l’océan. Leur périple tourne à la catastrophe lorsqu’une opération d’extraction minière illégale met en péril leur mission – et leur vie.

Confrontés à d’immenses mégalodons et à des bandits sans pitié, nos héros doivent échapper aux terribles prédateurs en gardant toujours un temps d’avance sur eux dans une terrifiante course contre la montre. Vous vivrez l’expérience cinématographique la plus mordante de l’année où seules les profondeurs de l’océan se mesurent à l’ampleur du spectacle !

NOTRE CRITIQUE
On adore traduire les titres des films en France, et toujours pour le pire. En Eaux Très Troubles est le deuxième volet d’une licence aux gros requins, mais après le raté du premier film sorti en 2018, est-ce nécessaire de revenir en mer ?
Le soleil est toujours brûlant, l’eau est toujours bleue et En Eaux Troubles est toujours mauvais. Malgré toutes les critiques recensées pour le premier volet, le réalisateur britannique Ben Wheatley n’a pas réussi à faire mieux. Tout ce que l’on reprochait au précédent film est encore là. À commencer par le scénario, qui va forcément toujours plus loin, toujours plus fort.. Un seul mégalodon ne suffit plus, il faut tripler la mise pour choquer dès la bande-annonce. Et peut-être que pour le troisième film, on en aura six du coup. Mais le véritable problème de ce nouveau long-métrage, c’est qu’il n’assume jamais sa vraie nature. À l’inverse d’un Crazy Bear (2023) qui s’amuse dans le second degré de la première à la dernière minute, En Eaux Très Troubles navigue entre les scènes de nanar et l’obligation d’être grand public. Le traitement des personnages est mauvais, le film perd de son charme en voulant produire des cadres trop génériques pour plaire à tout le monde et/ou rester hyper accessible. Il n’y a aucune audace, et chaque personnage ressemble à toute une lignée déjà vus au cinéma. Du protagoniste secondaire au héros, en passant par les antagonistes..

Dans le rôle principal, Jason Statham fait toujours l’affaire. Un personnage qui lui colle à la peau, on n’est pas dépaysé, mais aucune évolution de traitement et aucun effort de développement le concernant. Il est là pour abattre l’ennemi, abattre des mégalodons, fin de l’histoire. Heureusement, En Eaux Très Troubles a aussi son lot de séquences jouissives où l’action divertit et nous fait oublier l’espace d’un instant le contexte. Certaines scènes font d’ailleurs preuve d’inventivité. On notera par exemple la marche en combinaison sous l’eau, avec un beau potentiel horrifique. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour la plupart des autres scènes où l’action est brouillonne et illisible, en particulier dans les fonds marins. Le cinéaste a cependant l’intelligence de nous sortir la tête de l’eau pour la dernière demi-heure, et il s’en sort mieux avec quelques séquences saisissantes et un décor plutôt bien choisi. En définitive, et si on continue comme cela, la licence produira toujours les mêmes films pendant plusieurs années, il suffit simplement de doubler les mégalodons à chaque opus.
EN DEUX MOTS
Comme pour son premier volet, ce nouveau film de gros requins n’a pas le mérite de réinventer le genre. Un survival familiale qui lisse son scénario et qui n’assume pas totalement son second degré, ce qui est bien dommage.
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