CRITIQUE | SERIE

KENGAN ASHURA S2 : le défouloir qui frappe fort

Presque trois ans après la sortie de son premier épisode sur Netflix, la saison 2 de l'œuvre scénarisée par Yabako Sandrovich et dessinée par Daromeon est enfin arrivée. Elle nous offre une dose de combat inépuisable, exactement comme on l'aime. Notre critique de 'Kengan Ashura'.

SYNOPSIS

La saison 2 de Kengan Ashura se poursuit avec les combats intenses et brutaux du tournoi Kengan Annihilation Tournament. Tokita Ohma, continue de se battre pour son employeur, Yamashita Trading Co., tout en affrontant de puissants adversaires représentant diverses entreprises et diverses arts martiaux (plus ou moins légaux).

© Kengan Ashura

Il est également temps de découvrir plus en détails les origines et les motivations des combattants, tout en révélant des alliances et des trahisons inattendues, qui pourraient bien changer l’issue du tournoi. Les combats sont toujours le point central de l’intrigue, avec des affrontements spectaculaires et des techniques de combat uniques.

NOTRE CRITIQUE

On est parfois addicts à certains animés pour de mauvaises raisons, et il faut bien avouer que Kengan Ashura en fait partie. On peut presque ressentir une pointe de culpabilité à quel point on apprécie l’excitation du combat et le déchaînement de violence..

Car c’est précisément le cœur de série. Le tournoi Kengan bat son plein et les combattants ne connaissent jamais le repos. Peu importe s’ils ont perdu l’usage d’une main, s’ils ont leurs yeux percés ou leurs rotules brisées, ces bagarreurs sont là dès le lendemain, dans l’arène, prêts à poursuivre leur parcours. La narration maintient un rythme effréné, à peine un combat se termine que l’on enchaîne avec le suivant. Pour rendre cela un peu plus digeste, le scénario utilise habilement des flashbacks bien placés afin de dévoiler les personnalités et les passifs de chaque personnage. Il n’en faut pas plus pour s’attacher à eux l’espace d’un combat à mort, finalement. La voix-off de la série joue le rôle de commentateur sportif, plongeant ainsi le spectateur encore plus profondément dans l’événement. On a réellement l’impression d’être assis dans les gradins en ayant misé quelques billets sur notre chouchou. D’autant que le divertissement est bien là..

© Kengan Ashura

Les combats explorent tous les arts martiaux et reflètent aussi l’intérêt du moment pour le MMA en France, tout comme dans le reste du monde. Les différents matchs-up ne se refusent rien, mettant en scène des confrontations entre des experts du judo et des maîtres du kung-fu, par exemple. Tout est farfelu, inimaginable, et accompagné par des physiques bodybuildés à faire rougir Tiboinshape. Par moments, on frôle même le fantastique avec des actions hors du commun -pour notre plus grand plaisir. On savoure également le trait brut et sauvage de l’animation, qui s’accorde parfaitement avec l’atmosphère régnant au cœur de l’arène. La musique, elle aussi, rythme de manière impeccable les instants de gloire et les coups de génie. Cependant (et surtout en prenant un peu de recul), on se rend compte aussi de la minceur du scénario. À force d’enchaîner les combats comme des vidéos d‘Ibra Tv, on oublie parfois que l’on regarde une série sur Netflix. Kengan Ashura nous retient fermement en ce début de saison 2, mais devra également se réinventer, tout comme il a commencé à le faire avec le dernier épisode, par exemple.

À retrouver sur Netflix.

EN DEUX MOTS

Kengan Ashura est un véritable exutoire pour tous les amateurs d’anime de combat. Avec une simplicité déconcertante, on enchaîne les affrontements au cœur de l’arène, sans jamais pouvoir déterminer qui en sortira vivant. Un divertissement efficace, qui agrippe son spectateur non pas par son intrigue, mais par ses K.O

3

Note : 3 sur 5.


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