CRITIQUE | SERIE

BERLIN : le casse de la sieste

Suite au succès phénoménal de 'La Casa de Papel' sur Netflix, et tous les goodies de masques vendus, la plateforme svod décide d'élargir son univers avec un préquel centré sur le personnage emblématique de Berlin. Notre critique de la saison 1 de 'Berlin'.

SYNOPSIS

Cette nouvelle série Netlifx est un préquel sur le personnage de La Casa De Papel : Berlin. Il prépare l’un des braquages les plus spectaculaires de toute sa carrière de cambrioleur, consistant à dérober 44 millions d’euros de bijoux avec une habileté rappelant l’art de l’illusion, et pour cela, il bénéficie de la collaboration d’un des trois gangs avec lesquels il a exercé son talent tout au long de sa vie.

© Berlin

Ce groupe est composé de personnages aussi talentueux que déterminés : Keila (interprétée par Michelle Jenner), Damián (joué par Tristán Ulloa), Cameron (incarnée par Begoña Vargas), Bruce (interprété par Joel Sánchez) et Roi (campé par Julio Peña Fernández) [4]. L’intrigue se déroule principalement dans la ville de Paris.

NOTRE CRITIQUE

Mêler l‘atmosphère romantique de Paris avec le casse du siècle pour une belle bande de cambrioleurs, personne n’y avait pensé avant. Normal, c’est une idée de merde.

Ce nouveau projet espagnol proposé par Netflix emprunte le chemin tracé par le vaisseau Mère Casa de Papel, avec les mêmes réalisateurs à la baguette : Esther Martínez Lobato & Álex Pina. Présentée comme une série de braquages, on plonge finalement dans des love-stories aux personnages mal écrits et aux scènes de romance toutes plus ridicules les unes que les autres. Une série qui pourrait être réalisée par un adolescent prépubère venant de découvrir la touche « X » dans son moteur de recherche. Car tout n’est qu’attirance entre les personnages, et personne n’y échappera, quitte à oublier les bijoux à braquer. Pourtant, aucun duo romantique ne parvient à fonctionner à cause de dialogues maladroits (ou idiots) et d’un contexte trop artificiellement mis en lumière. Les relations s’établissent de manière précipitée, les personnages sont stéréotypés au possible, à tel point qu’on ne croit à rien du tout face à l’écran. Tout est jeté à la figure pour nous faire croire que Paris est la ville de l’amour, avec sa Tour Eiffel, ses hôtels particuliers et ses bars dansants. Pas un seul rat, pas une seule grève, pas même une ligne de métro. On nous ment.

© Berlin

Finalement, cette première saison peine à définir clairement son identité. D’abord, car elle profite excessivement de la vibe La Casa de Papel. Mais aussi et surtout, parce qu’elle combine maladroitement les genres (romance, thriller action, policier..), le tout avec des impératifs de timing à respecter, car il faut tout boucler en seulement huit épisodes. Si cela semble réalisable pour un braquage bien ficelé, cela devient beaucoup plus délicat lorsqu’il s’agit de développer six personnages « principaux », des intrigues amoureuses, la stratégie de cambriolage, l’arrivée des policiers, la romance principale, les courses-poursuites ou les multiples quêtes alternatives de la série. Donc forcément, on trouve des problèmes de montage, qui font parfois passer des scènes graves pour des scènes comiques, voire pathétiques. C’est dommage, car le casse est parfois intéressant, surtout lorsque le trio de policières intervient pour investiguer en France. Les sauts d’humeur et le côté machiavélique de Berlin sont également intéressants, apportant une dose de tension appréciables, mais complètement noyée par le reste de l’atmosphère de cette première saison. Au final, ce préquel de La Casa de Papel reste une simple expansion de l’univers, qui ne marquera pas les esprits, tant il est dévitalisé de personnalité.

À retrouver sur Netflix

EN DEUX MOTS

Berlin tente de mêler l’atmosphère romantique de Paris avec un casse sous tension, mais échoue sur tous les points à cause de personnages caricaturaux et de scènes de romance pour ados (ou pour harceleur). Une extension médiocre de ‘La Casa de Papel’, qui vire constamment au cliché sans jamais trouver son identité.

1,5

Note : 1.5 sur 5.


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