CRITIQUE | FILM

IRIS ET LES HOMMES : une comédie de boomers

Le nouveau film de la réalisatrice française Caroline Vignal invite le spectateur à pénétrer dans l'intimité d'un couple à la dérive. La talentueuse Laure Calamy et le ténébreux Vincent Elbaz s'embarquent dans une comédie dramatique pas très inspirée.. Notre critique du film 'Iris et les Hommes'.

SYNOPSIS

Iris, comblée avec un mari exceptionnel, deux filles adorables et une carrière florissante en tant que dentiste, prend conscience subitement du manque d’intimité et de désirs dans sa vie.

© Iris et les Hommes

Contemplative, elle envisage sérieusement de trouver un amant et, en s’inscrivant sur une application de rencontres banale, déclenche involontairement une cascade de prétendants qui affluent comme une pluie soudaine. Iris et les hommes est un film français réalisé par Caroline Vignal et disponible depuis début janvier.

NOTRE CRITIQUE

Nous avions tous hâte de retrouver Laure Calamy sur grand écran, encore plus dans une sorte de comédie romantique des temps modernes, mais on ne s’attendait pas vraiment à ce résultat..

Une fois de plus, le cinéma français romance l’adultère. Sous le prétexte d’une quête du plaisir et surtout d’un désir en déclin au sein du couple, la cinéaste Caroline Vignal présente une comédie qui n’a pas grand chose de drôle, sauf pour les boomers. Si le point de départ aborde de manière pertinente la perte de désir qui dépasse même l’ennui ou la routine dans un couple, il le fait aussi et surtout d’une manière totalement ringarde. Une mission sauvetage pour éviter à tout prix un divorce déjà embarqué, c’est ainsi que la réalisatrice introduit son film et que le reste se morfond dans le ridicule.. Et que pour cela, elle utilise des ressort cinématographique cringe, en enchaînant des séquences malaisantes sur d’autres séquences malaisantes. La réalisatrice altère même son propre message et franchit la frontière du ridicule pour pénétrer dans un terrain toxique avec sa protagoniste principale. On assiste à une agression sexuelle, avec un baiser volé en public totalement inattendu. On enchaîne ensuite avec des scènes de pré-sexe aléatoires, comme si on dévitalisait l’amour, et qu’on ne gardait que le désir de chair. Tout au long du récit, le personnage principal se comporte mal, avec tout le monde, sans jamais se remettre en question.

© Iris et les Hommes

Des incompréhensions dans le récit à à tire-larigot. Une scène particulière montre le personnage principal expliquer à ses filles la nécessité de parfois dire oui au désir. Si l’objectif était d’exposer les délires de l’amour, la dépression ou la grande crise de la quarantaine, c’est violent. Mais on se rend compte que non, ce ne sont pas les intentions de la réalisatrice. Du, coup, on se dit qu’elle tente de critiquer la mouvance « woke » ou de caricaturer certains traits progressistes, et là c’est encore plus problématique. Même en mettant de côté le récit pour se concentrer sur l’aspect technique, le film échoue. La séquence de comédie musicale est misérable en tous points, de sa structure à son rythme jusqu’à sa mise en scène anecdotique. Tout ces tentatives de nous faire rire pour finalement ne pas raconter grand-chose, surtout quand on prend conscience d’un nouveau détail dans l’ultime plan de ce long-métrage. Un raté sur tous les points qui évite la catastrophe uniquement grâce à son casting.

EN DEUX MOTS

Une comédie sentimentale et dramatique française qui déçoit beaucoup trop. Malgré un postulat de départ intéressant sur la perte de désir dans un couple, la réalisatrice Caroline Vignal se perd dans un humour maladroit et un récit sans pertinence. Pire, on atteint souvent le malaise..

1

Note : 1 sur 5.


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