CRITIQUE | SERIE

MONARCH : une première saison atomique

Après le gigantesque 'Godzilla Minus One' dernièrement ou le moins sexy 'Godzilla vs King Kong' en 2021, Prime Vidéo offre aujourd'hui la possibilité de poursuivre l'expérience du gros lézard à travers une toute nouvelle série. On ne l'attendait pas et c'est une belle surprise. Notre critique de Monarch: Legacy of Monsters

SYNOPSIS

Deux frères et sœurs se lancent à la recherche de leur père pour démêler les liens familiaux avec l’organisation secrète appelée Monarch. Des indices les conduisent dans le monde des créatures monstrueuses et, finalement, vers le monde parallèle de l’officier de l’armée Lee Shaw, se déroulant à la fois dans les années 1950 et un demi-siècle plus tard.

© Monarch: Legacy of Monsters

Dans cette intrigue, Monarch est confronté à une menace liée aux connaissances détenues par Shaw. Cette saga dramatique, s’étalant sur trois générations, révèle des secrets enfouis et illustre comment des événements épiques et bouleversants peuvent laisser des répercussions dans nos vies.

NOTRE CRITIQUE

Sur le papier, la nouvelle série créée par Chris Black et Matt Fraction ne faisait pas spécialement rêver, surtout quand on voit comment les studios américains ont pressé le citron avec Godzilla pour en faire de la petite bouillie. 

On partait donc assez frileux avec Monarch : Legacy of Monsters. Mais dès les premiers épisodes, on perçoit tout de suite le potentiel, et surtout les bonnes intentions. À travers un récit intelligent qui se concentre sur les liens d’une famille décomposée après le G-day (comprenait l’attaque de Godzilla à San Francisco), la série décrypte l’événement catastrophique de l’intérieur et la malédiction transmise sur plusieurs générations. On traverse les époques avec des reconstitutions efficaces et astucieuses de chaque période, en changeant de perspective tout en distillant progressivement des indices sur l’intrigue. En définitive, Godzilla n’est qu’un prétexte pour développer ce scénario et c’est une bonne chose. Les flashbacks fournissent une petite dose de G-day, et c’est encore plus impactant de voir cela sous la représentation du traumatisme que de le vivre directement à l’écran. Le souvenir est encore plus terrifiant. Des personnages qui évolue dans une société plongée dans la peur, mêlée à de la paronia générant parfois de la fake News. Comme c’est bizarre.

© Monarch: Legacy of Monsters

La série Monarch : Legacy of Monsters se distingue également par un casting de choix, avec en premier lieu le duo Wyatt Russell et Kurt Russell. Quelle bonne idée de faire jouer père et fils dans des rôles respectifs, surtout compte tenu de la granularité du scénario qui explore différentes périodes. Enfin, l’épisode 9 débarque comme une petite claque qui manquait, comme marqueur où beaucoup d’enjeux se rejoignent. Un épisode nécessaire pour maintenir le rythme de la série, offrant une dose de spectacle et de fraicheur avec beaucoup de liberté dans la mise en scène. Il est notamment fort en symbole avec par exemple la reconstitution de la conquête spatiale pour souligner des enjeux tout aussi cruciaux. Malgré ces nombreuses qualités, la série est légèrement paresseuse quand il est question de réalisation et possède quelques lacunes au niveau des effets spéciaux.. Même si on sera moins regardant sur ce dernier point, tant Monarch : Legacy of Monsters propose un vrai drame familiale, plutôt qu’un blockbuster sérifié.

À retrouver sur Apple Tv

EN DEUX MOTS

Monarch Legacy of Monsters est une agréable surprise explorant intelligemment le mythe du gros lézard sous l’angle d’une famille maudite et déchirée. Dépassant le simple prétexte du spectaculaire, la série peut se vanter d’une intrigue captivante et d’un épisode 9 étincelant. 

4

Note : 4 sur 5.


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