SYNOPSIS
Une catastrophe secoue la planète : les pôles magnétiques de la Terre se sont inversés. Les océans ont submergé les continents, ne laissant qu’un immense désert derrière eux. Dans ce monde dévasté, une famille doit se battre pour survivre. Lorsque les pôles s’inverseront de nouveau, il sera trop tard.


NOTRE CRITIQUE
Parmi les nombreuses sorties cinéma de ce mois de juillet, surgit de nulle part Survivre, réalisé par Frederic Jardin. Un film de science-fiction français à petit budget avec Emilie Dequenne en tête d’affiche, au centre d’un pitch alléchant et prometteur. C’est en sortant de la salle que l’on comprend que le film n’a pas été bien reçu par le public. Et on ne le comprend qu’à moitié. En effet, Survivre n’est certainement pas exempt de défauts et souffre d’un manque de vigueur dans la mise en scène dans un récit où les incohérences se succèdent unes à unes. Dès les premières images, l’aspect amateur frappe le spectateur. On sent que le budget est relativement maigre et que les différents techniciens ne sont pas au top de leurs formes. Les plans de drone, souvent ratés, illustrent bien ce problème. Tout de suite, le spectateur prend peur. Dans quoi s’est-on embarqué ? Mais voilà que ça se calme. On apprend à connaître les personnages et une espèce d’appréhension se forme quant au destin de cette planète qui s’apprête à basculer..

Les événements catastrophiques se succèdent rapidement, et évitent habilement les pièges budgétaires tendus. Le cinéaste Frédéric Jardin sait parfaitement que la vision intimiste de son film tient la route et arrive à contourner les attentes via de jolis effets visuels, mais également sa mise en scène nerveuse facilitant l’immersion. Notamment dans la première séquence tendue en bateau, d’une redoutable efficacité. Cependant, certains aspects du film peuvent poser problème. Les faux raccords sont nombreux, et bel et bien visibles. Et les dialogues frôlent parfois le ridicule, flirtant avec le côté nanardesque, d’ailleurs critiqués par la presse et le public. Mais est-ce pour autant un mauvais film ? Non. Pas du tout. Survivre se défend, il survit. Et en plus de cela, il est généreux. Etrange de constater que le public soit choqué d’avoir un survival pur et dur plutôt qu’un film catastrophe, surtout quand le film s’intitule « Survivre ». Car oui, les codes du genre sont parfaitement respectés. la tension est palpable, le rythme bien géré et les temps morts d’exposition rares. Nous sommes en continuel mouvement avec cette famille qui doit affronter de nombreuses menaces dans des décors somptueux, pour la plupart bien exploités et capturés avec brio. Des péripéties, il y en a. Des retournements de situation, il y en a aussi. Le long-métrage de Frederic Jardin propose finalement son lot d’idées et surprend par moments, donc à ne pas manquer.
EN DEUX MOTS
Parfois facile, incohérent et sonnant un peu trop amateur, ce nouveau long-métrage de Frederic Jardin surprend toutefois par sa générosité et par les tournants que prend son récit. Du potentiel à revendre, un film à encourager.
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