SYNOPSIS
Quelques années après les incidents sur le vaisseau Nostromo, un groupe de jeunes colons spatiaux se retrouve confronté à la créature la plus effrayante de l’univers en explorant les sombres recoins d’une station spatiale désertée.

Alien : Romulus est un film de science-fiction horrifique américano-britannique, réalisé par Fede Álvarez et sorti en France en 2024. Ce long-métrage constitue le septième opus de la saga Alien et se situe chronologiquement entre les événements de « Alien, le huitième passager » et « Aliens, le retour ».

NOTRE CRITIQUE
S’il y a bien une saga où l’on ne regrette jamais de voir de nouveaux projets, des suites ou des spin-offs, c’est bien Alien. Le cinéaste Ridley Scott a créé un monstre, mais aussi de l’or en 24 images par seconde, et le réalisateur uruguayen Fede Álvarez reprend dignement le flambeau avec Alien Romulus.
Ce nouvel opus a de quoi ravir aussi bien les fans inconditionnels de la saga que les nouveaux venus en quête de sensations fortes dans un huis clos galactique. Pour les premiers, le film regorge de références aux précédents volets, que Fede Álvarez connaît sur le bout des doigts. Il rend hommage à l’univers d’Alien avec une belle sincérité et il se fait un petit plaisir en invoquant l’essence de certaines séquences mythiques. Pour les autres, Alien Romulus tient la promesse d’un huis clos survival intelligent, maîtrisant à la fois sa mise en scène et la structure directe du scénario. Malgré le défi d’avoir six films qui le précèdent, Fede Álvarez réussit à faire preuve de créativité et à apporter une nouvelle couleur. Le réalisateur brille particulièrement dans ses plans d’extérieur, où il capture la beauté de l’espace qui, cette fois, est loin d’être vide. Dès les premières minutes, et dans un silence assourdissant, il nous offre des images saisissantes, riches en détails, où des débris d’astéroïdes côtoient une sorte d’anneau de Saturne plus vrai que nature. Le réalisateur creuse également l’histoire originelle en dévoilant une facette sombre et chaotique des colonies. Sa mise en scène mécanique, soutenue par des effets réalistes, montre des vaisseaux qui ne décollent pas en appuyant simplement sur un bouton, mais plutôt au gré de réparations de fortune et d’un moteur ronronnant à la limite de l’explosion. Une touche d’aventure où, pour une fois, nous suivons une jeune bande de novices. Cela renforce encore plus notre attente, en sachant ce qui les attend dans l’autre vaisseau.

Alien Romulus continue d’explorer le travail de Ridley Scott en exposant encore une fois la condition humaine, notamment la résilience face à la mort (ou la peur de disparaître). L’instinct de survie s’efface peu à peu, remplacé par une peur omniprésente qui s’empare de tous les personnages. Cette facette, Fede Álvarez la maîtrise bien grâce à sa riche filmographie dans le genre horrifique. Pourtant, il peine parfois à créer des scènes de terreur mémorables dans Alien Romulus, même si la tension reste palpable, tapie dans l’ombre de chaque plan. Mais ce nouvel opus est peut-être l’un des moins effrayant, c’est un peu paradoxal.. Le scénario s’actualise également, avec la rationalité d’une intelligence artificielle face à l’émotivité humaine. Fede Alvarez pousse l’exploration de l’évolution en faisant même référence à Alien Résurrection, mais on n’en dira pas plus pour ne pas gâcher les trente dernières minutes, véritablement géniales, qui dissipent nos réserves sur le film. Et même si le personnage principal semble souvent en retrait, ce qui ne rend certainement pas hommage à Ripley, la conclusion lui offre à la fois sa lumière et une profondeur émotionnelle avec une relation qui se dénoue entre la jeune femme et la machine. C’était mal parti, mais quelques scènes réussissent presque à nous arracher une larme, contre toute attente. Certainement moins cosmique ou moins aventureux que Covenant et Prometheus, Alien Romulus parvient à trouver sa place dans la case du divertissement, sans perdre l’essence de la saga. Ce nouveau projet n’atteint jamais l’excellence du premier film de Ridley Scott, mais Romulus est le petit frère qui perpétue la mythologie, pour former l’empire Alien que personne ne peut contester aujourd’hui -ou alors, vous n’aimez pas le cinéma. Des films qui se succèdent comme des empereurs romains, mais personne n’est aussi grand que Jules César.
EN DEUX MOTS
Fede Álvarez étend l’empire Alien avec un volet au niveau de tous les derniers opus. Un pas de côté sur une saga mythique qui fait du bien, rempli de références qui procurent autant de nostalgie que de plaisir coupable de retrouver cet univers xenomorphique. Des défauts mineurs, mais un finish explosif qui respecte la saga.
4
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