SYNOPSIS
Après le décès de son père, Lily Bloom se rend à sa cérémonie de funérailles et ne trouve pas le moindre mot à ajouter aux honneurs de celui-ci. En rentrant à Boston, elle rencontre Ryle, un chirurgien charmant, mais coureur de jupons dont elle n’est pas prête de répondre à ses avances. Car Lily se lance comme fleuriste en ouvrant sa propre boutique au centre de Boston.

Quelques mois après l’ouverture de sa boutique, elle recroise Ryle et leur idylle amoureuse peut commencer. Oui sauf que.. son premier amour, qui n’est autre qu’Atlas, a décidé d’ouvrir son commerce dans la même ville.

NOTRE CRITIQUE
Dès les premières images du trailer et des photos de tournages, on comprend que le chef costumier Eric Daman a été engagé en raison de sa collaboration avec Blake Lively sur le tournage de Gossip Girl, et qu’il allait être la cible de mécontentements. Engager une actrice de quarante ans pour incarner une jeune femme de vingt-trois ans était déjà un pari audacieux, mais lui faire porter une garde-robe de jeune fille l’était encore plus. Et malheureusement, le pari était perdu par avance. Cette version de Lily Bloom n’évoque en rien l’esthétique imaginée par les fans, digne de Pinterest. Elle n’est qu’un condensé de motifs aux antipodes de cela, passant par l’imprimé léopard, aux vestes aviatrices oversize et du bling-bling à gogo nous rappelant beaucoup trop le rôle de Serena Van der Woodsen. Mais les difficultés d’adaptation ne s’arrêtent pas là. Car le duo principal, formé par Lily et Ryle et interprété par Blake Lively et Justin Baldoni, manque clairement d’harmonie. Là où Baldoni adopte des traits plus jeunes, Lively fait bien son âge.. Le résultat donne alors l’impression de regarder une romance mature marquée par une différence d’âge, plutôt qu’une histoire d’amour naissante entre deux jeunes adultes.

En recentrant l’attention sur le cœur du film et sa narration, on retrouve une structure classique avec une alternance entre passé et présent. Le récit est plus ou moins fluide, et révélateur des tropes de triangle amoureux : premier amour et amour d’enfance. Ce qui complexifie le genre de « romance » auquel ce long-métrage appartient, c’est le sujet qu’il aborde, ou du moins, ce que l’on en tire au-delà de l’état amoureux. La protagoniste se retrouve confronté à des situations terribles : l’abus, la toxicité masculine et les violences conjugales. Et même si Justin Baldoni s’est imprégné de son sujet, il lui est difficile de se défaire de la dynamique de romantisation qui reste au centre de Jamais Plus. La dose de romance prédomine l’écran (la vie de couple, le premier baiser, une rencontre inattendue..), tandis que le véritable sujet n’est qu’effleuré, à peine porté par le parcours du personnage principal. Le message, bien que présent, se perd alors dans un discours en surface. Malgré quelques points positifs, comme les performances touchantes d’Alex Neustaedter et d’Isabela Ferrer, Jamais Plus reste un film d’amour peu mémorable. Mais pas d’inquiétudes le prochain livre de Collen Hoover Regretting You, vient d’être annoncé avec la participation d’Anna Todd, l’auteure de la saga After.
EN DEUX MOTS
Malgré le manque de profondeur de son sujet important, les violences conjugales mêlées à la masculinité toxique, Justin Baldoni réussit tout de même à user des codes de romances pour nous fournir un ensemble et une adaptation convenable.
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