CRITIQUE | FILM

SONIC 3 : le cirque de Jim Carrey

Critique | Le célèbre hérisson bleu, icône de la pop culture et du jeu vidéo, poursuit son aventure sur grand écran. Après un petit carton en 2020 pour le premier volet, malgré le contexte pré-Covid, et une suite au succès général, l’univers SEGA reprend du service avec un troisième volet qui tourne en rond.

SYNOPSIS


Réveillé après des décennies de cryostase, Shadow, un mystérieux hérisson noir doté de pouvoirs extraordinaires, sème le chaos dans sa quête de vengeance. Alors que Sonic, Tails et Knuckles s’unissent pour l’arrêter, ils découvrent un sombre complot lié aux expériences du passé, à une arme orbitale destructrice et à une haine profonde envers l’humanité.

© Sonic 3

Entre rivalités explosives, alliances inattendues et dilemmes moraux, Sonic devra dépasser ses limites pour affronter une menace qui pourrait bouleverser l’avenir de la planète et de ses habitants.

NOTRE CRITIQUE

Sonic 3 ne réinvente pas le genre et n’essaie même pas de faire mieux (ou même différent) que ses prédécesseurs. Le résultat est une certaine lassitude. On n’en peut plus de cette recette inchangée depuis quatre ans. Nouveau personnage, responsabilités, famille, bagarres et blagues lourdingues s’enchaînent.. Le tout servi avec des séquences d’action extrêmement banales, bien moins généreuses que le deuxième film qui n’arrivait tout simplement pas à s’arrêter dans son dernier acte. Tout est déjà vu dans ce troisième volet, on se demande littéralement si le réalisateur Jeff Fowler n’a pas régressé depuis la dernière fois.. Ses personnages, notamment Shadow, ne sont jamais véritablement iconisés. Il manque cruellement de corps et n’est jamais magnifié par une caméra, se contentant simplement de filmer l’action. Sans parler des moments « grands spectacles », affreusement courts et plombés par des gags bon enfant qui n’arrivent jamais à nous faire esquisser un sourire.

© Sonic 3

L’humour du film relève du grand n’importe quoi. Sonic réussit l’exploit d’être encore plus insupportable dans ce troisième opus. Preuve que l’évolution de son personnage au fil des films est proche du néant, et qu’il n’a toujours pas apprise les leçons passées. Sans parler du doublage imbuvable de Malik Bentalha, qui n’a toujours pas réussi à rendre son personnage un minimum empathique. Heureusement que Jim Carrey est là pour réveiller le spectateur. Il fait de ce long-métrage sa propre cours de récréation. Le Cirque Carrey est réussi, il pousse son interprétation de Robotnik encore plus loin que dans les volets précédents, notamment lors d’une séquence dansée complètement déjantée. Robotnik lui-même n’aurait pas rêvé d’un meilleur interprète. Pour le reste, Sonic 3 est affreusement moche, parfois cheap et anti-généreux. Le hérisson bleu recycle les mêmes éléments qui avaient vaguement fonctionné auparavant. Tout en mettant de côté les personnages secondaires, qui n’ont plus du tout leurs places dans ce film-là. Malgré tout, au vu du succès commercial probable de ce troisième volet, un quatrième film verra sans aucun doute le jour. On semble pourtant avoir fait le tour de cet univers et exploité jusqu’à la moelle son potentiel déjà bien maigre..

EN DEUX MOTS

Un troisième opus qui s’adresse encore plus à un très jeune public. Les gags lourds et la mise en scène d’une affligeante banalité n’aident pas. Jeff Fowler se contente de filmer l’action et de laisser Jim Carrey faire le clown pendant deux heures pour tenir son film. On a définitivement fait le tour de l’univers Sega.

1,5

Note : 1.5 sur 5.


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