SYNOPSIS
Fraîchement libérée après dix années de prison et sans perspectives professionnelles, Millie décroche un poste d’employée de maison auprès d’une richissime famille new-yorkaise. Tour à tour femme de ménage, cuisinière et gouvernante de leur fille, elle voit d’abord dans cet emploi une inespérée seconde chance.

Mais derrière l’amabilité de façade, Madame Winchester révèle peu à peu une personnalité instable et toxique. Seule la bienveillance de son mari, d’une beauté troublante, permet à Millie de tenir face aux rumeurs inquiétantes, on dit que son épouse aurait tenté de noyer leur propre enfant. Jusqu’au jour où un détail glaçant s’impose à elle : la chambre qu’on lui a attribuée ne se verrouille que de l’extérieur.

NOTRE CRITIQUE
La Femme De Ménage est un cadeau tombé du ciel pour le cinéaste américain Paul Feig. Depuis ses débuts, près de 99 % de sa filmographie gravite autour de la gent féminine et du mystère qu’elle cristallise. Évidemment, le roman phénomène, qui a fait le tour du monde pour se retrouver dans la tête des studios de cinéma, s’articule lui aussi entièrement autour de ces obsessions.
La Femme De Ménage.. Pourquoi c’est un peu nul, mais finalement très divertissant pour une soirée popcorn en salles de cinéma. Dès les premières minutes, on sent que le film ne sera pas qu’une partie de plaisir. Entre les dialogues à coucher dehors, l’écriture nunuche, les personnages stéréotypés, et l’ambiance After, voir 50 nuances de Grey (rassurez-vous, on n’atteint pas ce niveau-là), tout donne envie de prendre ses jambes à son cou avant la fin du long-métrage. Et pourtant, on y trouve aussi une certaine forme de sympathie. Le film réussit à entretenir un mystère et à bien travailler son fil conducteur. Il y a bien quelque chose d’étrange, et d’ailleurs si l’on n’est pas trop bête, visible à des kilomètres, mais tout de même captivant. Un peu comme quand on s’installe devant Les Feux de l’amour avec sa grand-mère. On sait que c’est d’un cheap incommensurable, mais on se tape quand même les quatre épisodes à la suite.

La Femme De Ménage a en plus le luxe d’aligner deux actrices exemplaires. Amanda Seyfried est excellente, et Sydney Sweeney confirme une fois encore son talent (on vous conseille encore Reality sorti en 2023, son meilleur rôle). Un duo mémorable qui permet de tenir le coup tout au long d’un récit découpé en plusieurs actes distincts De la découverte des personnages, en passant par une romance ultra-caricaturale saturée de musiques hits Spotify.. Bref, tout pour émoustiller les adeptes de fan fictions wattpad. Puis une dernière partie qui lorgne beaucoup plus du côté thriller, malgré un retournement de situation assez prévisible. La Femme De Ménage fait partie de ces rares adaptations où on se dit finalement que le livre n’est peut-être pas meilleur que le film. Tant les deux semblent relever de la mauvaise littérature de bureau de tabac, que l’on retrouve dans un tote bag pendant les vacances d’été. Parfait pour bouquiner sur la plage entre deux allemands qui ont chopé des coups de soleil. Il faut dire aussi que la mise en scène de Paul Feig n’aide vraiment pas. Le long-métrage a beaucoup de mal à jouer avec son spectateur, et se contente de suivre le fil rouge de la manière la plus linéaire possible. Mais le miracle dans tout cela, c’est que cela fonctionne la plupart du temps.
Le rythme est soutenu, la tension répond présente lorsqu’elle est appelée, et le film s’autorise même une petite séquence de violence graphique satisfaisante. Un divertissement du dimanche soir, qui ne fait pas de mal à une mouche, mais qui pique notre curiosité. Déjà plus de deux millions d’entrées en France, la suite devrait déjà être sur les rails. Cette Freida Mcfadden est définitivement assise sur une poule aux œufs d’or..
EN DEUX MOTS
Des personnages caricaturaux, un travail du kitsch saisissant, une mise en scène dénuée de toute ingéniosité, des musiques spotify, et en son centre un secret de polichinelle prévisible à des kilomètres. Et pourtant.. ça fonctionne.
3
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