SYNOPSIS
Suite au tsunami du 11 mars 2011 sur la côte Pacifique du Japon, une vague atteint la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Elle déchaîne une nouvelle catastrophe au sein du pays, nucléaire cette fois-ci, et qui rappelle à tous les fantômes du passé de Chernobyl.

Au bord de l’apocalypse nucléaire pour les Japon, des hommes tentent de limiter les dégâts et de refroidir au plus vite les différents réacteurs que possède la centrale de Fukushima Daichii. La série met en scène les personnes impliquées sur une durée de 7 jours, heure par heure, nous allons suivre leur périple.

NOTRE CRITIQUE
Cette nouvelle mini-série japonaise va certainement souffrir de la comparaison évidente avec Chernobyl sur HBO. Même type de catastrophe, même ambition en mêlant fiction et réalité, bref ça va se ressembler comme deux gouttes de plutonium..
Eh bien pas totalement, et encore heureux. La série The Days décide d’aborder cette catastrophe sous un angle beaucoup moins sensationnaliste. On est souvent dans les bureaux et on suit de loin les décisions prises par ces hommes aux commandes. On trouve donc moins de plans apocalyptiques comme on peut l’observer dans Chernobyl. Les seules images des réacteurs de Fukushima sont en intérieurs et les réalisateurs ne s’aventurent pas vraiment en dehors de ces murs contaminés -sauf à quelques moments pour situer visuellement la centrale. Cette approche a des bons comme des mauvais côtés. Le mauvais, c’est qu’on est sur une série beaucoup plus verbeuse, et qu’il faudra être attentif pour comprendre les différents enjeux. La série n’est pas avare en détails et semble décidée à tout nous expliquer, c’est parfois même trop technique et on s’y perd un peu. Les showrunners s’en rendent d’ailleurs compte, car ils vont multiplier les passages où certains protagonistes font un récapitulatif de la situation en reprenant tous les éléments. Mais d’un autre côté cela la différencie clairement de son prédécesseur Chernobyl, avec une autre facette de la catastrophe beaucoup plus tournée sur l’humain et la situation d’urgence.

On décèle les bienfaits de cette méthode seulement au bout du troisième épisode. Le démarrage est vraiment poussif et c’est normal, car on ne connaît pas encore les personnages et les enjeux. Une fois cette étape passée, on commence peu à peu à s’attacher et surtout à avoir de l’empathie. Bien plus que dans Chernobyl, car les protagonistes de The Days sont des personnes lambda, des monsieur tout le monde. Ce qui n’était pas trop le cas avec les deux héros de Chernobyl, qui avaient des hautes responsabilités dépassant le cadre de la catastrophe. La mise en scène ici est plus clinique et laisse place au mouvement et aux dialogues entre chacun. Il n’y a d’ailleurs pas vraiment de héros ou de personnages principaux. Tout le monde est concerné et tremble devant le danger, que ce soit ceux à l’intérieur du périmètre de la centrale, comme à Tokyo avec le Premier ministre japonais. La série aborde des thématiques intéressantes : l’homme face à l’urgence, le surmenage, le sens du sacrifice, l’emballement médiatique.. Bref, il y a plein de choses captivantes là-dedans, mais pourtant la série ne prend pas tant que cela. La faute à un côté documentaire empiétant un peu trop sur la fiction. Le réalisateur expose mieux qu’il ne raconte, et la narration est parfois trop ennuyeuse pour maintenir un intérêt constant au fil des épisodes.
EN DEUX MOTS
Une série qui se démarque de ‘Chernobyl’ par sa narration bien plus fidèle ou en tout cas moins fictionnelle. On est au plus proche des hommes qui ont vécu cette catastrophe, mais le manque de rythme se fait assez vite ressentir.
3
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