CRITIQUE | FILM

ZOM 100 : bienvenue à nanarland

Netflix n'a toujours pas compris la leçon concernant les adaptations de manga/animé. Après l'annulation de 'Cowboy Bebop', il tente à nouveau leur chance en format long. Quelle erreur, ça fait peur pour l'arrivée de 'One Piece'.. Notre critique de 'Zom 100 : La liste de la mort'

SYNOPSIS

Après trois ans dans une entreprise où il se fait exploiter, Akira arrive à une phase de burn-out. Mais voilà que d’un seul coup, une apocalypse zombie arrive, le libérant de ses obligations. Akira a enfin du temps libre et décide d’écrire une liste des 100 choses qu’il veut faire avant de devenir zombie.

© Zom 100

Zom 100 est une série de mangas écrite par Haro Aso et illustrée par Kotaro Takata. La série est publiée depuis janvier 2018 dans le magazine Monthly Sunday Gene-X de l’éditeur Shōgakukan. La version française est publiée par Kana depuis mai 2021.

NOTRE CRITIQUE

Des adaptations live-action ratées de mangas ou d’animé, il y en a des tonnes, que cela soit sur le petit écran comme le grand. Mais Netflix est en train de battre toute concurrence dans ce domaine.

Car après Cowboy Bebop, ils réussissent l’impensable : faire pire. Ce nouveau long-métrage Zom 100 est une adaptation fainéante de l’œuvre du mangaka Kotaro Takata. Et sans même l’avoir lu, on sait que ce film ne respecte pas l’ouvrage (ou même l’animé). Sans les codes, la culture ou les bonnes intentions, on obtient un projet bâtard qui n’a rien à offrir. Surtout quand on n’assume pas sa nature. La première mauvaise idée était d’en faire un long-métrage, et non pas une série. Tout est destiné à la deuxième option, mais c’est peut-être trop risqué quand on observe les derniers résultats de la plateforme svod. Par conséquent, il faut rusher l’histoire et tout résumer en moins de deux heures. Très vite, on comprend que cela ne sera pas possible, et le film laisse de côté toute la couleur si particulière de l’œuvre originale. Sans ça, impossible d’investir pleinement le spectateur, malheureusement. Il faut avouer que l’on n’est pas aidé par le surjeu du casting. Même si on a l’habitude dans le cinéma japonais, l’acteur Eiji Akaso est véritablement à côté de la plaque.

© Zom 100

Tout semble forcé par manque de temps. L’intrigue également, avec des enjeux qui sont balayés pour être plus malléables. L’œuvre originale qui traite de l’aliénation au travail perd clairement de sa substance narrative, pour devenir une pittoresque comédie pas très soucieuse de son message. La mise en scène est très pauvre, sûrement là aussi à cause de phases de tournage express pour répondre au calendrier Netflix. Et ce n’est que dans les dernières minutes que le film va piquer notre curiosité en jouant la carte de l’autodérision. Et c’est plutôt bienvenu, dommage que cela soit trop tard. Avec une œuvre comme celle-ci, tout était fait pour une bonne dose de second degré. C’était l’élément principal pour embarquer le spectateur, mais le réalisateur Yûsuke Ishida ne trouve jamais le bon ton et c’est ce qui lui fait finalement défaut.

À retrouver sur Netflix.

EN DEUX MOTS

À oublier très vite. Encore une adaptation Netflix qui ne tient aucune de ses promesses, malgré un bon matériau de base. Le film manque de rythme, n’est même pas drôle et rate tout ce qu’il entreprend. C’est très mauvais, même pour de la production Netflix..

1

Note : 1 sur 5.


Abonne toi au site !

Ils en parlent également : MartinCid, NetflixNews ou TheReviewGeek

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.