CRITIQUE | FILM

IMAGINARY : la goutte de trop pour Blumhouse

Critique | Blumhouse Productions, la célèbre société de production américaine spécialisée dans les films d'horreur, confie les rênes au réalisateur Jeff Wadlow pour un tout nouveau projet. Êtes-vous prêt à frissonner devant un vieux doudou en peluche ?

SYNOPSIS

Lorsque Jessica décide de revisiter la maison de son enfance accompagnée de sa famille, elle ne s’attendait pas à ce que sa plus jeune belle-fille, Alice, développe un attachement singulier envers un vieux ours en peluche découvert dans le sous-sol, qu’elle baptise du nom de Chauncey.

© Imaginary

Ce qui commence comme de simples jeux innocents prend une tournure troublante alors qu’Alice s’attache de plus en plus à Chauncey. Jessica réalise peu à peu que cet ours en peluche renferme bien plus qu’une simple valeur sentimentale, et que les jeux d’Alice cachent des secrets bien sombres

NOTRE CRITIQUE

C’est la goutte de trop pour les studios Blumhouse.. La remise en question n’est clairement pas pour tout de suite. En tout cas, c’est ce que nous montre le dernier médiocre film du réalisateur Jeff Wadlow. Car après avoir enchainé les catastrophes Action ou vérité ou encore Nightmare Island, ce pseudo cinéaste décide de remettre le couvert avec Imaginary. Et force est de constater que cet énième film d’horreur dénué de goût et d’âmes se perd à tout jamais dans les méandres d’un catalogue Blumhouse vieillissant et plus du tout attrayant. Et même si l’on aimerait saluer la qualité des thématiques abordées dans le film, comme la dépression, l’imaginaire, la création, on n’a quasiment jamais vu de tels sujets traités avec aussi peu de talent ou d’audace. Surtout avec mise en scène inexistante composée de simples champs-contre-champs d’un banal assuré, le cinéaste n’arrive jamais à mettre en valeur ses personnages ou ses décors. On ressent clairement les limites de sa vision artistique.. Malheureusement, le choix des acteurs ne fait qu’aggraver la situation. Aucun d’entre eux ne parvient à se démarquer, tous semblent dépassés par la pauvreté de l’intrigue, rendant l’ensemble peu convaincant.

© Imaginary

Un véritable crève-cœur de voir Tom Payne dans cette sous-production, ça nous laisse sans voix.. Mais aucun des comédiens n’arrive à bien jouer, on retiendra tout particulièrement Betty Buckley, complètement ridicule avec sa prestation digne des meilleurs nanars des années 2000. Encore une fois avec Blumhouse, on se dit que cela pourrait être mieux si le script aurait bénéficié d’un travail plus approfondi, pour échapper à ces dialogues d’exposition « in your face » et ses jumpscares incessants pour des événements aussi banals qu’une porte qui claque ou un passant dans la rue. Insérer un son strident à chaque mouvement pour installer une peur dans le ventre du public n’est certainement pas la solution adaptée. Peut-être qu’un jour le cinéma d’horreur populaire saura mettre en place des personnages qui ne sont pas caricaturaux et qui essaient de faire les bons choix tout au long du récit. Mais quand on voit ce qu’il se passe dans la catastrophe Imaginary, on se dit que ce n’est pas pour demain. Prime Vidéo

EN DEUX MOTS

Un nouvel échec pour Blumhouse, qui semble les enchaîner depuis plusieurs projets.. La remise en question n’est clairement pas pour demain, tant tous les défauts des autres films se retrouvent dans celui-ci. En pire. Caricatural, fainéant et frôlant le ridicule, ce nouveau film Imaginary est à jeter aux limbes.

0,5

Note : 0.5 sur 5.


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