SYNOPSIS
Curtis (John Cho) et sa famille sont sélectionnés pour tester un appareil domestique révolutionnaire : un assistant personnel numérique nommé AIA. Repoussant les limites de la technologie de maison connectée, AIA, équipée de capteurs et de caméras, semble capable de tout faire.

Elle apprend rapidement les habitudes des membres de la famille et commence à anticiper leurs besoins. Mais elle veille également à ce que rien – ni personne – ne vienne entraver leur quotidien..

NOTRE CRITIQUE
On savait déjà que les productions Blumhouse de ces dernières années étaient fragiles, alors imaginez l’inquiétude lorsqu’ils s’attaquent à un sujet aussi délicat que l’intelligence artificielle. Inutile de vous dire que le pitch de base fait déjà plus peur que le film à proprement parler. Et pourtant, sans jamais être un bon film, ce nouveau thriller parvient quand même à rester à flot. En même temps, c’était casse-gueule, le sujet est graveleux, aborder la question d’intelligence artificielle et la technologie c’est finalement très compliqué en 2024. Soit on maîtrise le sujet et l’on marque les esprits, soit (dans la plupart des cas) on se perd et l’on passe pour un réactionnaire déconnecté qui n’a strictement rien compris à ce dont il parlait. L’IA Du Mal, ou « Afraid » en version originale, arrive à plutôt bien traiter son sujet en explorant de nombreuses questions sur l’impact de la technologie sur notre quotidien, en bien comme en mal. Une surprise, sans aucun doute, que ce genre de film à concept puisse soulever des points importants et d’utilité publique pour une société qui entre, petit à petit, dans ce monde technologique assez effrayant. Car, qu’on se le dise, si une entité comme celle qui est présentée dans le film n’existe pas encore, elle pourrait bien voir le jour plus tôt qu’on ne le pense..

Blumhouse signe ici une prouesse considérable, réussissant à mieux traiter ce concept qu’à l’accoutumée, mais est-ce pour autant un bon film ? Non pas véritablement. Il ne fallait pas demander la lune au studio, qui, à chaque projet, sacrifie la narration ou la qualité scénique, faites votre choix. Ici, c’est bien la direction artistique qui pêche. Malgré ses quelques efforts pour aborder l’intelligence artificielle, les réalisateurs Chris Weitz et James Moran n’arrivent pas à surprendre autrement que par des jumpscares de mauvais goût, d’une facilité déconcertante. Un long-métrage plus proche du thriller que de l’épouvante, car finalement, le genre horreur y est presque absent. La réalisation ne sait jamais comment rendre son antagoniste intéressant et préfère négliger ses intentions artistiques au profit d’un scénario assez bien emballé. Dommage que le tout sonne très cliché (pour ne pas changer) et que le traitement réservé aux gamins soit assez pauvre. Bien que parfois effrayant, quand on voit l’éducation que les parents leurs donnent.. Mais contre toute attente, L’IA Du Mal questionne, suggère et nous interroge sur de nombreux points, malgré un final assez incompréhensible. Une conclusion pauvre de qualité où le climax est vide de toute tension. Finalement, un divertissement grand public moyen, qui aurait mérité quand même plus grande attention.
EN DEUX MOTS
Le film surprend quand il traite de son sujet avec quelques fulgurances, mais peine à convaincre quand on s’attarde sur la direction artistique. Cette fois-ci, Blumhouse sait comment développer son concept, mais pas comment le rendre effrayant.
2,5
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