SYNOPSIS
L’US Marshal Madelyn Harris a pour mission d’escorter Winston, un criminel devenu informateur, à New York afin qu’il témoigne contre un parrain de la mafia. Leur voyage se déroule à bord d’un petit avion survolant notamment l’Alaska. Toutefois, Harris se méfie du pilote, Daryl Booth, qui ne semble pas être celui qu’il prétend.

Elle soupçonne qu’il pourrait en réalité s’agir d’un tueur à gages psychotique et dangereux. Vol à haut risque (Flight Risk) est un film américain réalisé par Mel Gibson et sorti en 2025.

NOTRE CRITIQUE
Le cinéaste controversé pour ses œuvres qui ont fait couler beaucoup d’encre, est de retour avec un genre pour le moins surprenant –et surtout incompréhensible. Mel Gibson, l’américain septuagénaire à l’origine de Braveheart, La Passion du Christ, Apocalypto ou le très acclamé Tu Ne Tueras Point revient comme un cheveu sur la soupe après des années d’absence. Vol à Haut Risque est une sorte de série B d’action digne d’un dvd à 50 centimes dans les bacs d’un easy cash miteux. Un tel virage de carrière qui nous interroge et surtout nous rend dubitatif. Comment Mel Gibson a-t-il pu accoucher d’un film aussi insipide après autant de mastodontes derrière lui ? Est-il en mode échauffement avant son second film consacré au Christ ? Ou se prépare-t-il pour un hypothétique L’Arme Fatale 5 ? Suspense. Un mystère qui restera entier jusqu’à la toute fin de la projection qui se termine comme elle a commencé. Cet hommage aux séries B d’action des années 90 s’inscrit comme le pire du genre de l’actioner-movie, et se réserve même le droit d’être ennuyant. On aurait pu espérer un huis clos sous tension, dans la lignée d’un Speed ou même Les Ailes de l’enfer, qui restent des références dans ce domaine. Mais ici, l’histoire peine à se mettre en place, et les intrigues n’arrivent jamais à décoller.. L’intrigue s’enlise, tout comme les personnages, dans une balade en avion beaucoup trop tranquille. Pas la moindre tension, ni même un soupçon de bourrinage dans ce voyage aussi lourd que déplaisant.

Exit les péripéties et bienvenue au festival de la blague vaseuse et misogyne. Comme si tu rassemblais trois des pires personnalités humoristiques dans un seul avion pour savoir qui fera la blague la plus crade et hors de propos possible. Et dans cet exercice, c’est le personnage de Mark Walhberg qui est le roi. Censé être la grande menace du film, il n’est rien d’autre qu’un argument marketing pour masquer son rôle purement accessoire. Son personnage passe son temps à beugler et à prendre des coups dans la tronche. Il n’est jamais représenté comme une menace, nos héros ont plus l’air de se coltiner un adolescent attardé plutôt qu’un véritable mercenaire à bord. Un vol plutôt tranquille donc. Où l’intrigue n’est jamais intéressante, où les twists sont inefficaces. Le film suit son cours de la manière la plus banale et se termine sur un anti-climax aussi moche visuellement que l’entièreté du projet qui n’en a visiblement rien à faire de ses effets spéciaux. C’est quand même grave de ne pas avoir pu se payer la piste de décollage d’un aéroport. Ils ont préféré incruster des personnages en 3D dégueulasses, sans la moindre ombre pour crédibiliser la scène. Vol à Haut Risque regorge de moments de mauvais goût comme celui-ci, bien aidés par le maquillage et les coiffures. Les prothèses et blessures font cheap et la moumoute de Mark Walhberg est d’un ridicule totale. Les lumières se rallument, et on se demande pourquoi Mel Gibson a tant tenu à réaliser ce navet ? Le film n’a même pas eu droit à une promo digne de ce nom, ni à l’ombre d’un engouement. Un film en mode pilotage automatique du début jusqu’à sa fin. Vol à Haut Risque n’a rien de cinématographique et aurait sans aucun doute mérité une simple sortie sur une plateforme svod.
Un direct to vidéo de mauvais goût, perdu par erreur dans nos salles obscures, et qui aurait peut-être eu un certain charme avec une distribution plus modeste. Tout porte à croire que Mel Gibson est nostalgique d’une époque qui n’est plus. De nouveaux actionners movie des années 2010 se débrouillent mieux. On pense notamment aux deux films de Jaume Collet-Serra : Non Stop et The Passenger, aux concepts plus ou moins identiques. Pour celui-ci, il faut passer son chemin.
EN DEUX MOTS
Voyage low-cost qui vaudra bientôt 50 centimes dans un cash-converter. Mel Gibson s’est royalement crashé et la carte de l’hommage à l’actioner-movie des années 90 ne va pas sauver ce raté. Moment aussi insignifiant qu’incompréhensible, surtout quand on se rappelle que c’est le réalisateur de La Passion du Christ. Et ce ne sont pas les blagues cradingues de Mark Walhberg qui vont relever le niveau.
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Merci pour ses informations 🤠
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