SYNOPSIS
Souffrant d’une maladie pulmonaire chronique, Todd, un jeune homme solitaire, quitte l’agitation de New York pour s’installer dans la maison forestière isolée de son défunt grand-père. Accompagné de son fidèle chien Indy, un Nova Scotia Duck Tolling Retriever, il espère y trouver un peu de paix. Mais très vite, l’atmosphère pesante du lieu et les souvenirs troubles liés à la mort de son grand-père éveillent les inquiétudes de sa sœur Vera… et les instincts d’Indy.

Tandis que des présences inquiétantes semblent hanter la vieille demeure, Indy perçoit des manifestations de plus en plus étranges, entre ombres mouvantes, apparitions fantomatiques et rêves troublants. Dans les bois avoisinants, un voisin taciturne évoque d’anciennes disparitions et avertit Todd des dangers qui rôdent.

NOTRE CRITIQUE
Un film, un chien. Que demander de plus ? Good Boy est le premier film de Ben Leonberg, réalisé avec son plus fidèle compagnon : son propre chien, Indy (encore un népobaby/chien du cinéma celui-là..).
On le sait, il vaut mieux éviter de comparer les performances d’acteurs et d’actrices, mais là, c’est plus fort que nous. Indy, le chien personnage principal, s’inscrit sans peine dans la lignée des légendes canines déjà récompensées par la Palme Dog. Cosmos dans Le Procès du Chien ou encore la désormais star (multimillionnaire) Messi dans Anatomie d’une chute. Eh bien, croyez-nous, Indy livre une performance encore plus bluffante que ces deux-là réunis dans Good Boy. Véritable projet construit autour de son protagoniste à quatre pattes, ce premier film de Ben Leonberg impressionne d’abord par sa maîtrise de l’animal et le naturel désarmant d’Indy face à la caméra. C’est presque surréaliste, même un peu trop.. Le thème horrifique fonctionne alors à merveille avec cette imagerie d’un chien omniprésent, presque omnipotent, capable de voir ce que les humains ne voient pas, et surtout de ressentir, comme s’il possédait un sixième sens. C’est d’ailleurs le coup marketing qui a agité la toile ces derniers mois, et qui devrait garantir au film un petit succès pas dégueu. Sauf qu’à force de s’enfermer dans ce concept tape-à-l’œil, Good Boy perd en pedigree.

Car si, sur le papier comme sur l’écran de retour du réalisateur, tout semble parfait, c’est un peu moins le cas avec le produit fini. Presque trop lisse, trop monté de toute pièce, Good Boy manque cruellement de cachet, de caractère et, surtout, d’un peu de folie. Et pour un film d’horreur, c’est devenu essentiel pour se démarquer. Résultat : on se retrouve face à un long-métrage qui aurait sans doute gagné à rester qu’un court. La première heure enchaîne les procédés répétitifs, pas vraiment effrayants et qui, surtout, ne font même pas avancer le récit. Pour ce genre de belle idée, il faut faire vibrer par la mise en scène, que tout passe dans la sensation comme pour le chien. Sauf qu’ici, le spectateur est totalement passif, et suit un animal qui applique tout au pied de la lettre, pour une friandise à la clé. La dernière partie vient heureusement nuancer le constat, avec une conclusion plus haletante, qui explore enfin les sous-textes du scénario, là où la première moitié ne faisait que les évoquer naïvement, comme pour donner un peu de relief.
Au final, Good Boy est le film de chiens le plus sage de la meute. Il y a trop d’application pour ce genre de cinéma, au niveau du chien, des lumières, ou de la mise en scène. Et tout ça finit par plus ressembler à un très beau clip publicitaire pour la SPA qu’à un véritable film d’horreur marquant. Reste qu’Indy est irrésistible, trooooop mignon et crève l’écran sans même s’en rendre compte. C’est presque dommage.
EN DEUX MOTS
Trop obnubilé par son concept et par l’idée de s’imaginer son chien dans les meilleurs plans, Ben Leonberg oublie d’y ajouter une vraie intensité narrative, pourtant nécessaire à ce genre de film d’épouvante. Il passe à côté d’un bon film, pendant qu’Indy passe à côté d’un Oscar.
3
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