CRITIQUE | FILM

NATURE PREDATRICE : une attaque en surface

Critique | Monsieur Spermageddon est de retour. Eh oui, il faut assumer les titres de tes anciens films. Le revoilà cette fois aux commandes d’un divertissement trash pour adulescents, dans un survival de requins en plein ouragan. Encore un petit raté Netflix ? On vous dit tout sur Nature Prédatrice.

SYNOPSIS

Une petite ville du littoral est frappée par un ouragan d’une violence extrême. En pleine tempête, ses habitants deviennent aussi la cible de requins, rendant la situation encore plus périlleuse. Pour espérer survivre, ils devront s’unir et affronter ces redoutables prédateurs. Nature prédatrice (Thrash) est un film américano-australien réalisé par Tommy Wirkola, sorti en 2026. Initialement prévu pour une sortie en salles, il a finalement été diffusé sur Netflix.

© Nature Prédatrice

NOTRE CRITIQUE

Beaucoup ont tenté d’imiter Crawl, mais rares sont ceux qui lui arrivent à la cheville. Et si Nature Prédatrice, disponible sur Netflix, n’est franchement pas un très bon film, il a au moins le mérite de rappeler, par effet de ricochet, l’excellence d’Alexandre Aja dans le domaine du survival animalier aquatique. C’est déjà une qualité en soi pour Tommy Wirkola, qui réalise ce nouveau projet de requins.

Autrement, il va falloir déposer son cerveau à l’entrée du salon pour espérer apprécier ce nouveau long-métrage. Nature Prédatrice est plus proche du concept un peu fun que d’un élément majeur du 7ème art. Il se caractérise d’abord par l’enchaînement de ses séquences demi-jouissives, où l’homme essaye de se dépatouiller de gros requins qui rodent. Exit donc tout arc narratif ou toute intrigue sur un quelconque personnage présent. Le réalisateur se désintéresse totalement de ses protagonistes, et paradoxalement, c’est une qualité dans un survival aussi régressif. On s’en branle qu’ils crèvent, ce qui compte, c’est comment. Donc ce qu’on attend avant toute chose, c’est du show, du déchiquetage, du sang. Et dans ce domaine, il faut dire que Nature Prédatrice n’est pas tant à la ramasse que ça. Le cinéaste inscrit son film dans une tradition artisanale, entre effets pratiques et animatroniques franchement rigolos. La vibe est complétement décomplexée, un peu à l’image de Crazy Bear. Et si les requins sont en CGI sous l’eau, dès qu’ils surgissent pour découper un membre, ils redeviennent des créatures faites de ressorts et de plastiques. C’est franchement fun à regarder sur son petit écran télé. C’est presque de l’anti-cinéma, des compilations que l’on recherche sur Webchoc : « requin versus humain – bests scenes« . Hop et nous voilà avec une dose de gore aquatique, comme le bon américain moyen qui a besoin d’extérioriser pour éviter de planifier un School Shooting –vous avez la ref avec The Drama j’espère.

© Nature Prédatrice

Fort du petit succès de Sous la Seine, Netflix s’est dit que le filon des survival à gros requins valait le coup. Doucement les gars.. on aime tous ce genre de projets récréatifs et débiles, mais n’abusons pas.. Surtout que dans Nature Prédatrice, on ressent des grands moments d’absence, malgré son aspect « fait maison » et sa simplicité. Ce nouveau long-métrage est finalement plus proche du nanar que l’était Sous La Seine, ce qui nous rend plus indulgent.. sauf quand il se met à teaser un quasi-mégalodon qu’on ne verra à peine que quelques secondes à l’écran. Car oui, s’il n’y a pas d’introduction digne de ce nom, ou de trame narrative cohérente, il n’y a forcément pas non plus de final satisfaisant. On peut bricoler des petits requins mécaniques, mais dès qu’il s’agit de sortir un monstre de la taille d’un chalutier, il n’y a plus personne. Pourtant, le film réussit quand même à installer une tension palpable. En nous plongeant directement dans un décor submergé, où chaque déplacement devient une prise de risque. La survie est permanente, presque continue. Dommage que toutes les séquences d’action ne se valent pas et que l’intensité du danger fasse le yoyo du début à la fin. Au final, Nature Prédatrice aurait gagné à n’avoir aucune limite, pousser la bêtise jusqu’au bout. Ici, le film reste en eaux troubles, pour un résultat mitigé et surtout très vite oubliable.

A retrouver sur Netflix

EN DEUX MOTS

Si tu construis tout ton film sur une succession de scènes de survival, autant être con jusqu’au bout et assumer un vrai côté nanar. Sauf que Tommy Wirkola n’ose pas assez, là il faut assumer et débrider son cinéma..

3

Note : 3 sur 5.


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