CRITIQUE | FILM

FALLING : y a-t-il une chose que Viggo Mortensen ne sache pas faire ?

Préparez vos mouchoirs, et votre meilleur standing ovation. Falling est un film écrit, composé et réalisé par un seul et même homme, Viggo Mortensen. Ah et il joue également dedans, avec un des deux rôles principaux. C'est le premier long-métrage du bonhomme derrière la caméra et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il sait s'y prendre !

Ca raconte quoi ?

Les histoires d’un père plutôt sévère (homophobe et conservateur abonné à la vieille école) et de son unique fils John, avec qui il a toujours entretenu une relation plutôt toxique. Le film jongle entre les souvenirs du paternel et de son rejeton, alors que des instants de leur vie les y invitent. Tant pour s’y réfugier, que pour ne pas oublier les erreurs commises. 

Ce film dépeint le portrait de relations familiales complexes, qui prennent place principalement autour de cette relation père-fils. Sur le chemin –tortueux dans son cas– de la résilience, de l’amour d’un père qui ne sait pas aimer. Une ode à la vie et à l’amour donc, avec en toile de fond, une mise en exergue de la peur de mourir. Le genre de film qui donne la banane quoi, lol.

Notre humble avis

*sèche ses larmes* Bon Dieu que ce film est beau dans tous les sens possibles. Déjà, l’histoire est juste touchant as fuck, avec un scénario et une écriture magnifique sublimés par l’immense talent des acteurs principaux : Lance Henriksen et Viggo Mortensen.

Sans déconner, le doyen du cast est bluffant. Il a tellement dû se donner dans ce rôle du haut de ses 80 balais passés, qu’à la place de Viggo, j’aurais flippé qu’il rende l’âme en plein tournage. Sans surprise, Viggo Mortensen est majestueux dans son rôle de fils malaimé. Il continue de prendre soin de son père aigri, alors au crépuscule de sa vie, malgré les propos tous plus dégueulasses les uns que les autres. La définition de prendre sur soi.

Que dire de la réalisation, si ce n’est qu’elle vient appuyer l’acting exceptionnel. Les focales et certains champ-contre-champ offrent une superbe immersion dans le quotidien mouvementé de cette famille moderne. Les jeux de lumière, alternant entre ton grisâtre et couleurs vives, renseignent sur l’état d’esprit des personnages. Mais ce n’est pas tout !

Niveau musique, on retrouve…Viggo Mortensen, again. Il nous balance des compositions au piano venant cocher la dernière case de ce qu’est un bon film, et de nous arracher un bon millier de larmes au passage. Sincèrement, j’ai rarement vu une histoire aussi touchante sur une relation père-fils. Tout est mis en place pour briser les cœurs des plus solides d’entre nous. Une histoire extrêmement touchante avec tous les ingrédients d’un chef-d’œuvre. Oui, ce film est bijou de poésie et d’amour. Il a clairement sa place parmi les grands. Et le Viggo en est qu’à son premier coup !

EN DEUX MOTS

Grand film, grands acteurs, grand oui. Pardon, grand OUI.

5

Note : 5 sur 5.

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