SYNOPSIS
Un tueur à gages impitoyable et méthodique suit scrupuleusement ses propres règles tout en éliminant ses cibles sans la moindre once de remords. Son professionnalisme est inégalé jusqu’à ce qu’une mission à Paris tourne au fiasco : pour la première fois, sa précision légendaire lui fait défaut.

De retour chez lui en République dominicaine, il découvre sa maison saccagée et apprend que sa petite amie a été cruellement agressée par des individus qui le visaient également. Déterminé à se venger et à découvrir qui se cache derrière cette attaque, il décide de prendre les choses en main.

NOTRE CRITIQUE
La déception est grande, mais elle est annoncée depuis la première déconvenue de David Fincher avec Mank en 2020. Comme quoi, Netflix continue de détériorer les filmographies de grands réalisateurs
On risque de ne pas être très original dans cette critique. Tous les problèmes du film ont déjà été évoqués en long et en large sur les réseaux sociaux par ses fervents détracteurs -parmi lesquels nous nous comptons. Oui, The Killer manque cruellement d’enjeux dramatiques. Et oui, The Killer ne raconte pas grand-chose. Le réalisateur David Fincher fait soit preuve d’une grande paresse narrative, soit adopte une impertinence stérile. Le film se résume presque à un exercice de style, certes avec un cadre millimétré et une mise en scène soignée, mais c’est à peu près tout. Dès les premières minutes, le projet est tué dans l’œuf par une voix off ringarde qui sert de narrateur tout au long du film, et c’est un véritable enfer. On aimerait fermer la bouche de ce tueur à gages pour lui conseiller de se concentrer sur son tir la prochaine fois. Pendant deux heures, le personnage s’auto-suce, mais n’est même pas capable de réaliser un misérable « quickscope« .

L’interprétation de Michael Fassbender dans le rôle principal est globalement convaincante, même s’il en fait parfois des caisses. Mais c’est surtout à travers les dialogues et les interactions que le spectateur va très vite sentir l’ennui s’emparer de lui. Par exemple, la scène interminable au restaurant avec Tilda Swinton, qui nous fait perdre notre temps avec ses petites comptines. The Killer, par son absence de narration cohérente, crée également un rythme d’une lenteur insupportable. Deux de tension, comme son personnage principal.. Chaque étape est traversée presque aussi douloureusement que par le tueur à gages. On ne compte plus les placements de produits, qui transforment le long-métrage en véritable homme-sandwich. Starbucks, McDonald’s, Hertz, New Balance, Air France, Amazon… Tout semble artificiel, et avec un peu de recul après le visionnage, on pourrait vraiment croire qu’une intelligence artificielle a réalisé le film, tant il est mécanique et sans surprises –mais réalisé par Chat GPT1, même pas la dernière version. Enfin, la conclusion du long-métrage apparaît comme un soulagement, accompagné d’une dose supplémentaire de déception.
EN DEUX MOTS
« The Killer » manque cruellement d’enjeux dramatiques, qui s’illustre par une narration défaillante, comme son tueur à gages. L’interprétation convaincante de Michael Fassbender ne sauvera pas les meubles face aux enchaînements de placements de produits dans un récit trop linéaire. Le film le plus Netflix que l’on peut voir en ce moment.
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Les avis des autres rédacteurs
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Bon, une critique visiblement pas sensible à l’intertexte de ce film et son second degré jouissif. Dommage. Pour moi, après un Mank trop grisâtre, c’est le retour du meilleur Fincher.
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