SYNOPSIS
Ohm Bauman, romancier en perte d’inspiration, choisit de s’isoler dans une auberge reculée d’Irlande pour accomplir un dernier rituel : disperser les cendres de ses parents et tenter de faire la paix avec son passé. L’endroit, chargé d’histoire et balayé par les vents, semble d’abord propice au recueillement et à l’écriture.

Mais au fil des jours, les récits troublants du personnel au sujet d’une sorcière ancestrale, autrefois liée à la mystérieuse suite nuptiale, s’immiscent dans son esprit. Entre confidences inquiétantes, phénomènes étranges et rêves de plus en plus oppressants, Ohm voit ses certitudes vaciller. Peu à peu, la frontière entre réalité, deuil et légende s’efface, l’entraînant dans une spirale où l’imaginaire pourrait bien devenir terriblement réel.

NOTRE CRITIQUE
Damian McCarthy signe son retour à la réalisation avec un troisième long-métrage qui bénéficie cette fois-ci d’une distribution bien plus imposante. Hokum se fraye donc un chemin dans les salles françaises, offrant aux amateurs de sensations fortes et de genre une alternative train fantôme en pleine période de vacances, là où d’habitude, on doit se farcir que du blockbusters –en attendant d’ailleurs l’arrivée de films prometteurs comme Obsession ou l’intriguant Passenger, tous deux attendus courant mai. Mais en attendant tout ça, Hokum a-t-il un potentiel de vrai film de cinéma ? Ou aurait-il été plus à sa place sur une plateforme spécialisée comme Shadowz par exemple ? Difficile à dire dans la mesure où le film oscille entre les bonnes idées et le surplus de classicisme qui n’en finit jamais. Hokum est sans conteste une belle déception, sans jamais sombrer dans le catastrophique.. C’est un film d’horreur appliqué et peu inspiré dans sa manière de mettre en scène ses potentielles menaces démoniaques. Bref du déjà vu : porte qui grince, lumière qui s’éteint et silhouette malfaisante en guise de second plan.. on a connu des films plus avisés.

Hokum enchaîne aussi les jumpscares prévisibles et les effets sonores pas toujours très futés, Damian McCarthy peine à innover et à intéresser son public, qui se retrouve coincé dans un train fantôme de seconde zone plutôt ordinaire. Ajoutons à cela un personnage antipathique, qui ne fait jamais rien pour que l’on se penche plus sur son développement mêlé à bon nombre d’intrigues un peu trop foutraques. Mais malgré sa lenteur, on n’a pas vraiment le temps de respirer.. Trop de personnages et de contexte à assimiler, et surtout un surplus de symbolismes et d’explications. Le troisième long-métrage du cinéaste irlandais ne sait jamais dialoguer sans expliquer à outrance son intrigue et les actions des personnages. Comme si on était coincés dans un escape game et que le maître du jeu venait nous souffler les réponses toutes les cinq petites minutes.. Un rythme assez insupportable en première partie, mais qui se calme dans une seconde bien plus efficace, réussissant à jouer avec son décor et son folklore. On est enfermé avec un Adam Scott moyennement convaincant, dans un moment de cinéma alliant thriller et film d’épouvante, ne sachant pas toujours sur quel pied danser.
Utiliser les démons du passé de son personnage principal pour faire peur aurait pu être une idée intéressante, si elle n’était pas mêlée à une trame policière basique, ne servant pas à grand-chose dans le récit. Au final, un film d’épouvante qui aurait pu être bien plus..
EN DEUX MOTS
Troisième long-métrage peu inspiré pour Damian McCarty qui n’arrive jamais à savoir sur quel pied danser. Accumulant les moments déjà vus, et le surplus d’exposition, nous voilà face à un film de genre qui flirte difficilement avec la moyenne. Dommage.
2,5
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