SYNOPSIS
Après avoir repris la main sur son exploitation illégale mais très lucrative, le duc Eddie se rend compte qu’il n’est pas au bout de ses peines. Car de nouveaux adversaires, venus d’horizons très différents, viennent bouleverser sa petite entreprise dans cette saison 2, où les nerfs de nos deux protagonistes seront mis à rude épreuve.. L’alliance (fragile) entre Susie et Eddie tiendra-t-elle le coup face aux nouvelles rivalités et aux ambitions démesurées de chacun ?


NOTRE CRITIQUE
The Gentlemen (2019) est peut-être l’un des meilleurs films de Guy Ritchie. Donc enchaîner sur une série et prendre le risque de flinguer le prestige de ce seul chapitre… Beaucoup étaient contre. Mais après une première saison plaisante en 2024, et une deuxième tout autant réussie, on retourne notre Wax jacket. Continue, Guy.
Dans cette nouvelle saison, on retrouve évidemment ce duo à la tension sexuelle qui fait des étincelles depuis huit épisodes. Susie et Eddie collaborent toujours main dans la main, et cette suite joue encore avec leur relation chien et chat qui s’adorent. D’autant que Guy Ritchie aime les embarquer dans des envolées lyriques très british, qui ajoutent un certain charme à ce duo romantique de gangsters. Entre piques bien senties et règlements de comptes à coups de Magnum 9mm, il n’y a en ce moment rien de plus romantique sur Netflix. Mais cette deuxième saison est aussi l’occasion d’introduire beaucoup de nouveaux personnages, et de s’expatrier hors des frontières du royaume, pour notamment mettre le cap sur l’Italie. Là-bas, on trouve la dolce vita, aussi excessif et m’as-tu-vu que tout ce que fait Guy Ritchie. Mais c’est aussi l’occasion d’ajouter une troisième menace, celle de la mafia italienne, qui viendra mettre son grain de sable méditerranéen à l’intrigue. Même si on sent malgré tout qu’entre les différents showrunners, les intentions sont parfois différentes. La saison 2 déçoit parfois avec des épisodes « à quête », qui ne font pas vraiment avancer l’histoire, même si la vraie réussite se matérialise surtout dans tout le cheminement d’Eddie et sa transformation progressive. Entre soif de pouvoir et transformation en vrai monstre de série tv..

En fait, cette saison 2 se caractérise surtout par sa violence et son aspect plus brut. Là où la saison 1 avait plûtot tendance à arrondir les angles, à jouer avec l’humour british de son cinéaste derrière la caméra. Maintenant, on connait l’univers, donc Guy Ritchie décide d’aller beaucoup plus loin pour creuser son personnage (ou sa tombe). Et en réalité, c’est comme ça que tous les showrunners devraient construire leur série. Le format, par nature plus long , permet de marquer des temps et de procéder étape par étape avec une ambiance pour chaque saison. Plutôt que de répéter les cliffhangers et de switcher d’une saison à une autre sans nouveaux partis pris. The Gentlemen se permet, par ailleurs, quelques épisodes clés atypiques, qui font justement office de marqueur. Celui du mariage ou du home-invasion, par exemple. Avec chacun leurs défauts et leurs qualités.. Mais tout ça est parfaitement relié au fil rouge de la symbolique religieux, qui va former le chemin de croix d’Eddie. Entre sauveur ou bourreau. Entre la malédiction ou le destin christique. Tout est là pour pousser son évolution. Et Guy Ritchie maitrise son sujet en réadaptant ce récit biblique avec la fougue d’une narration à l’humour noir, où la crucifixion se transforme en brisage de genoux par des mafieux londoniens. Impossible donc de résister à ce succulent deuxième chapitre, et de réclamer la suite avec empressement.
A retrouver sur Netflix
EN DEUX MOTS
Coup de fusil James Purdey & Sons dans la gueule. Cette saison 2 ne fait pas que confirmer, elle renforce sérieusement les promesses de la saison 1, avec une caractérisation plus travaillée de ses personnages et des enjeux encore plus palpables. Upper class série Netflix.
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