CRITIQUE | FILM

ADIEU LES CONS : Dupontel pose la couronne sur la tête de Virginie Efira

Le covid est passé par là, mais on a enfin pu voir le nouveau film d'Albert Dupontel. On ne peut que vous inciter à en faire de même ! Pourquoi ? Parce que c'est un film de Dupontel je viens de vous dire !

Ca raconte quoi ?

Suze Trappo.. Trappi?.. non Trappet.. vient tout juste d’apprendre qu’elle est sérieusement malade. Le genre de maladie qui te laisse plus beaucoup de temps à vivre. Elle décide alors de partir à la recherche d’une personne. Pas n’importe qui, de son fils qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans. Oui, mais on est en France Madame, donc il va falloir remplir cinquante dossiers, valider plusieurs certificats et répondre à une énigme devant le Père Fourras avant de revoir ton gosse.

Tout ce bordel administratif va lui permettre de rencontrer Jean-Baptiste Cuchas, un quinquagénaire en plein burn out. Il vient tout juste d’apprendre qu’il allait perdre son emploi au profit du nouveau stagiaire. Bref, un beau duo complété par un troisième personnage emblématique : Serge Blin. Un archiviste aveugle qui est également profondément anti-flic. Nos trois compères sont réunis par le fruit du hasard et c’est le début d’une aventure rocambolesque !

Notre humble avis

Notre Albert Dupontel national est de retour. Après l’incroyable Au Revoir Làhaut, il revient avec un film critique, pessimiste, mais surtout touchant. Du Dupontel dans l’âme quoi.

Cette fois-ci, il s’attaque à notre époque actuelle. Une véritable satire sociale moderne avec la mise en lumière des calvaires administratifs, de la violence policière, de la dépression, des changements urbains.. Bref, il ratisse très large, sans pour autant s’embourber. Adieu les Cons reste cohérent et c’est un pur produit Dupontel. De l’écriture du scénario à la réalisation en passant par l’acting (le mec fait tout).

L’humain est au cœur du film. Les émotions (la dépression) gravitent autour de chaque personnage. D’abord avec Jean-Baptiste Cuchas qui tente de mettre fin à ses jours après un gros burn out. Mais aussi et surtout à travers Suze Trappet, le personnage principal du film à la recherche de son gosse. Quelle performance de Virginie Efira, svp. Mettez du respect sur son nom. On ressent toutes ses émotions à travers l’écran. Clairement, ce rôle marquera sa filmographie.

L’humour y est aussi est subtilement dosé. C’est assez incroyable de mettre autant d’humour dans un film si dramatique. A aucun moment cela ne vient perturber ou atténuer le degré d’émotion. On arrive aisément à interchanger entre une séquence absurde et drôle à une séquence émotion qui nous fait limite chialer. Le tout avec une vision ultra pessimiste malgré l’aspect comique (ce qui rend le film méchamment cynique). On a limite envie de se foutre une balle après.

Quelques petites étoiles en moins sur la note, c’est essentiellement dû à des séquences qui ne fonctionnent pas. Celle de l’ascenseur notamment –Pour rappel, c’est littéralement du harcèlement de déménager à 200M d’une meuf et de la suivre dans la rue. La scène de fin n’est pas ratée, en revanche, le baiser n’était pas nécessaire. Ce n’est pas un perfect, à l’inverse d’Au Revoir Làhaut par exemple !

EN DEUX MOTS

Moins bon qu’Au Revoir Làhaut , mais sûrement plus grand public et plus critique. Dupontel vient également de déposer la couronne sur la tête de Virginie Efira

3

Note : 3 sur 5.

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