TENDANCE | FILM

THE FATHER : sortez les mouchoirs !

Notre Florian Zeller national s'offre le luxe d'avoir Anthony Hopkins comme acteur principal de son film. Et franchement, le rôle était fait pour lui et personne d'autre. Préparez-vous à chialer, ce film est littéralement conçu pour cela.

Ca raconte quoi ?

L’histoire d’un presque octogénaire vivant seul dans un appartement de Londres, et refusant toute aide externe pour s’occuper de lui. Et ce, malgré l’insistance de sa fille Anna. Pourtant, cette aide ne semble pas de trop, vu que le vieux monsieur commence petit à petit à perdre la boule. Passant par de gros blackouts de lendemain de soirée un peu trop arrosés à des hallus physiques et temporelles impossibles.

Sans compter des contradictions qui feraient péter les plombs à n’importe qui –je suis n’importe qui. Complètement paumé, Anthony tente avec désespoir de capter ce qu’il se passe autour de lui. Et de savoir si oui ou non, sa propre fille veut lui rot-ca son joli appart et le foutre à l’hospice.

Notre humble avis

*s’essuie les yeux* I’m not crying ! You’re crying !

Qu’il est triste de contempler les dernières années d’un individu qui peu à peu sombre dans la sénilité la plus totale -putain d’Alzeihmer. Plus encore lorsque cet individu s’avère être un Anthony Hopkins des grands jours. Tel un bipolaire hyperactif, il jongle avec une large gamme d’émotions sans crier garej’adore son cynisme et sa mauvaise foi. Il nous offre ici une de ces plus touchantes prestations. Votre corps risque de ne plus être à 60% composé d’eau.

La musique est très peu présente dans le film, mais quand elle s’invite, sortez les mouchoirs. Chaque composition de Ludovico Einaudi (Intouchables, Nomadland..) nous entraine vers une tristesse douce, amère, mélancolique. Concernant le déroulement de l’intrigue, tout est disposé de façon à nous faire entrer dans la triste folie du personnage, et de péter un câble avec lui –parce que Bon Dieu, la fin est surprenante. Et surtout, en nous égarant et nous faisant douter de la réalité de chaque instant en même temps que lui.

N’oubliez surtout pas de vous faire une bonne comédie dans la foulée, histoire de pas (trop) broyer du noir. Et passez plus de temps avec vos grands-parents. Une critique sans pétage de câble, c’est vous dire à quel point je ne suis pas d’humeur là tout de suite.

EN DEUX MOTS

Une bouteille de whisky, quelques anti-dépresseurs, 500g de paracétamol et un bon paquet de mouchoirs sont recommandés avant tout visionnage

4,5

Note : 4.5 sur 5.

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