CRITIQUE | FILM

UN ESPION ORDINAIRE : et un film qui l’est tout autant

Préparez vos lunettes à vision thermique, vos couteaux balistiques, vos montres micro, et vos plus belles santiags avec lame intégrée.. Et réveillez-vous, c'était un rêve !

ÇA raconte quoi ?

L’histoire vraie d’un petit commercial british, le plus banal du pays. Du jour au lendemain, il se retrouve enrôlé dans le conflit de la Guerre Froide avec crise des missiles de Cuba de 1962 et tout le tintouin. Il va être réquisitionné pour collaborer avec le davarish (camarade) Colonel Soviétique Oleg Penkovsky. Objectif : fournir des infos cruciales aux Européens afin de désamorcer l’escalade nucléaire et empêcher l’Humanité de quitter l’aventure de la vie prématurément.

Evidemment le MI-6 britannique est de la fête, mais aussi la CIA –l’équivalent de ce pote que t’aimes bien mais sans plus qui s’incruste aux soirées sans ton consentement tmtc. Entre blabla, coups de pression, course contre la montre, suspicion et zonzon, les allers-retours LondresMoscou n’auront jamais été aussi tendax.

Notre humble avis

Ma foi, le film se laisse regarder mais sans plus d’entrain que ça. On retrouve un Benedict Cumberbatch sympathique et assez bon dans son rôle de commercial malicieux qui devient espion pour le pays des fish&chips. Les autres acteurs sont eux aussi assez convaincants dans leurs rôles d’espions, de contre-espions, de double espions, et d’agents d’espionnage-lol.

Vous l’aurez compris, Le Cair-Londres en pleine Guerre Froide est un véritable nid d’espions ! Si en plus il faut faire des allers-retours chez les Russes, c’est à devenir un poil parano. Mais cela permet de souligner la très sobre et froide photographie qui rend inhospitalier l’ensemble des environnements où le personnage évolue. Parfois même jusqu’à son propre foyer, où sa femme ignore qu’il est sous couverture –sympa l’ambiance.

Côté réalisation, Dominic Cooke nous offre pour son second film une mise en scène classique et efficace, qui n’est pas là pour chipoter ou faire du zèle. Le type est plus familier avec les planches de théâtre que derrière une caméra, mais cela lui donne l’avantage quand il s’agit de faire des films avec 99% de longs dialogues.. Malgré cette réal efficace, on peut toutefois souligner quelques longueurs, des instants durant tout ce gloubiboulga de mots et de gestes où l’on peut se dire : « Est-ce que cette phrase ou ce plan était vraiment nécessaire ? » –Spoiler alert : la plupart du temps c’est non.

En deux mots

Même en étant un Cumberbitch, un fan de films d’espionnage et un amateur d’histoires vraies adaptées au ciné, j’ai passé un bon moment mais sans plus. A voir au moins pour la perf’ de Cumberbatch et l’histoire vraie

2,5

Note : 2.5 sur 5.

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