CRITIQUE | FILM

THE DEEP HOUSE : plongez dans l’horreur abyssale

Claustrophobe et aquaphobe s'abstenir. La critique qui va suivre contient beaucoup de flotte et de plans serrés. The Deep House, un film au titre anglophone mais à la réalisation bien de chez nous.

ÇA raconte quoi ?

L’histoire d’un couple de youtubeurs américains qui, pour alimenter leur chaîne spé horreur, parcourent le monde à la recherche d’endroits réputés comme étant hantés et creepy. Alors de passage en France pour dénicher quelques bons plans fantôme dans le but de faire des millions de vues, le couple entend parler d’une vieille baraque abandonnée au fond d’un lac depuis quarante piges.

Ni une, ni deux, ils font leurs bagages et foncent à cet endroit. Une fois sur place, ça discute, ça tâte le terrain, ça prend la température. Tandis qu’ils songent sérieusement à aller faire un coucou à la ruine sous-marine, des évènements très bizarres commencent à se produire. Mais comme ils sont déters, ils décident quand même de faire le grand plongeon. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est que le début des emmerdes pour eux –ooooooh oui.

Notre humble avis

Hé bah c’était pas dégueu ! Le film n’est pas exempt de tout reproche mais tente des choses, et ce n’est pas pour desservir le cinéma de genre en France. Après une vingtaine de minutes d’introduction plus ou moins bien mise en scène -un découpage et des personnages assez classiques -, on est plongé dans une ambiance anxiogène bigrement efficace.

On ressent dans l’heure restante beaucoup d’amour pour le cinéma d’épouvante, un projet claustrophobe à souhait. La photographie épouse parfaitement l’histoire, et beaucoup de plans sous l’eau sont assez remarquables par leurs mises en scène et leurs aspects lugubres. On est plongé dans une horreur abyssale sans presque aucun son. En dehors d’une bande originale qui fonctionne très bien avec la puissance dégagée par les images.

Ici, la peur ne se manifeste que très peu par les chemins traditionnels des films d’épouvante –seulement deux jumpscares à peine. Le véritable effroi durant le visionnage se fait dans les angles morts, les regards, la gestuelle et les visuels fantasmagoriques d’une eau qui se veut personnage à part entière. Le film gagne en angoisse et intensité au fur et à mesure des minutes qui s’écoulent, entraînant avec elles la quantité d’air présente dans les bonbonnes des personnages-ainsi que dans nos poumons.

Filmé sous des litres de flotte n’a pas dû être facile, et les moyens techniques pour gérer les acteurs ou le matos sous l’eau sont évidemment conséquents. On sera donc plus indulgent sur les nombreuses facilités scénaristiques, le scénario tenant largement sur une blague carambar. Mais en réalité, depuis quand un film d’horreur –dans sa pure tradition– se veut bavard ? Une belle immersion en eaux troubles avec l’impression terrible d’être pris au piège dans une vieille maison est parfois suffisante. Surtout quand cette maison tombe en lambeaux comme des morceaux de chair d’un corps noyé depuis bien trop longtemps.

En deux mots

Une véritable expérience oppressante à vivre de préférence accompagné.. sauf si vous aimez déjà la compagnie des spectres..

3

Note : 3 sur 5.

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