CRITIQUE | FILM

SPACE JAM 2 : Comme dirait Rudy Gobert, reste dans ton sport

Lebron James a déjà remonté un 1-3 en finale NBA, peut-il remonter le niveau de la franchise de cinéma la plus critiquée au monde ? Spoiler alert : non.

ÇA raconte quoi ?

Tout le monde connait le premier volet avec Michael Jordan. Adoré par les uns, vomi par les autres, Space Jam est une franchise qui fait débat. En 2021, l’histoire est sensiblement la même. On va uniquement changer la star et apporter un peu de modernité dans tout ça. LeBron James est le meilleur basketteur au monde (pas que dans le film d’ailleurs), malheureusement, il va se retrouver piégé au sein de la matrice Warner Bros –pas vraiment la même que Néo.

Pour sortir de l’emprise de l’algorithme, il doit gagner le match de sa vie. Il doit battre la Goon Squad menée d’ailleurs par.. son fils. Pas le choix, il est dans l’obligation de monter une team de haut niveau. Qui va-t-il réquisitionner ? Kevin Love ? Kyrie le Platiste ? Oubliez ceux-là, Lebron va recruter des joueurs issus du monde féérique des Looney Tunes. Un cinq majeur composé de Bugs Bunny, Sylvestre, Lola Bunny, Taz et bien d’autres personnages tout aussi délirants.

Notre humble avis

J’adore Lebron James, j’adore les Looney Tunes. Pourtant, je déteste ce film. Eh oui, ce n’est pas parce qu’on mélange deux bonnes choses qu’on obtient une recette délicieuse. Vous aimez le saucisson ? Vous aimez le Nutella ? Pourtant vous détesteriez un saucisson au Nutella, non ?

Space Jam, Nouvelle ère est globalement ce qu’on s’attendait à voir. Un film sans aucune ambition, juste là pour permettre à Lebron James d’ajouter une nouvelle petite ligne à son loooong CV. Sans aucune ambition c’est une chose, mais nous pondre un film aussi mauvais sur l’aspect technique en est une autre. Il n’y a pas de réalisateur derrière la caméra, c’est sûrement un algorithme qui choisit les angles et les plans de manière totalement aléatoire. Je ne vois pas d’autre solution. Même le montage est une catastrophe. Il y a presque un faux raccord toutes les dix minutes..

Mais au pire, si tout cela reste divertissant.. sauf que ce n’est pas le cas. Pourtant, Warner a mis le paquet. Ils ont réussi à caler toutes leurs créations dans ce film. C’est sympa les cinq premières minutes, mais ça devient rapidement la liste de courses. Cependant, ce n’est pas le plus gros défaut du film. La principale faiblesse de Space Jam 2 c’est.. les dialogues. Il n’y a pas une seule discussion qui ne paraît pas DE-BI-LE. Tous les personnages s’expriment comme des putains de robots. Ajoutez à cela l’acting totalement glacial et inerte de Lebron.. Quand je vois ça, je me demande de plus en plus s’il n’est pas réellement un cyborg..

En résumé, Space Jam 2 tente de moderniser la franchise, mais sans grande conviction. C’est vide, sans aucune valeur ajoutée. Le premier volet avait au moins le mérite d’apporter un nouveau projet et un vent de fraicheur dans le paysage ciné. Ici, on reprend le concept et on remplace Jordan par Lebronet dans dix ans, ça sera au tour de Luka Doncic.. C’est visuellement sympathique, mais sur le fond, c’est d’une pauvreté inégalable.

En deux mots

C’est sympa visuellement, mais il y a tout sauf du cinéma dans ce film

1,5

Note : 1.5 sur 5.

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