CRITIQUE | FILM

OSS 3 : le retour de notre beauf national !

La seule franchise française qui possède fanbase aussi importante que celle de Kaamelott (non, j'abuse un peu). Dans tous les cas, ce troisième volet était attendu depuis des années. Le voici dans nos cinémas et avec un casting version 2.0.

ÇA raconte quoi ?

On retrouve Hubert Bonisseur de La Bath (aka OSS 117) dans les années 80. On vient de lui confier une nouvelle mission : calmer le vent de rébellion qui sévit en Afrique de l’Est, et plus précisément au Kenya. En effet, la France a tout intérêt à conserver le dictateur kenyan actuel au pouvoir dans le cadre de la Françafrique. Des enjeux politiques et financiers, vous connaissez vos cours d’Histoire j’espère.

Cependant, la petite nouveauté ici –en dehors de son problème de tuyauterie– c’est qu’il doit faire équipe avec un autre agent de l’OSS. Comment ? Qui ça ? Jack vous dites ? Connais pas. OSS 1001, campé par un fougueux Pierre Niney, va en effet venir bousculer un OSS 117 vieillissant. Ce qui, quand on connaît le bonhomme, ne va pas trop lui plaire. L’impression de se faire pousser plus ou moins subtilement vers la sortie..

Notre humble avis

Je ne m’attendais à rien et je suis plutôt surpris. En effet, ce film est sûrement le moins bon des trois opus, mais remplit plutôt bien sa missionsans cracher à la gueule des précédents. Un petit tour de force de Nicolas Bedos qui avait toute une communauté prête à l’exécuter place publique dans le cas d’un échec –j’en faisais partie. Malgré le poids des années (et des changements de mœurs) notre OSS national reste plus ou moins le même. En gros, le beauf qu’il a toujours été. Bedos oppose son patriotisme, sa misogynie, son racisme, et son homophobie (mais homosexuel refoulé) aux nouveaux courants de pensée des french eighties.

Là où dans les précédents opus, ses travers offensaient surtout la gent féminine et les habitants des pays qu’il visitait, ici c’est un collègue francophone qui s’étonne de sa conduite. L’alchimie des échanges est plus ou moins transcendante, mais peut se targuer d’avoir un Dujardin et Niney dans leur prime. On aime les voir se renvoyer la balle. Au niveau de la réalisation, on passe de l’hommage aux James Bond des années 60 à ceux des années 80 avec Pierce Brosnan. D’ailleurs, le titre québécois est « Bons Baisers d’Afrique » ? Coïncidence ? I think not ! Bedos a plutôt réussi son pari : ajouter sa pierre à l’édifice sans (trop) froisser le matériau de base. Il s’agirait de respecter le patrimoine, et oui ! 

En deux mots

C’est un oui, mais sans pour autant sauter au plafond. Ce n’est évidemment pas le meilleur des trois opus..

3

Note : 3 sur 5.

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