CRITIQUE | FILM

STILLWATER : Le M (Matt Damon) c’est le S (Stillwater)

On n'a jamais autant tourné de films à Marseille que cette année. Matt Damon et une connasse en visite dans le quartier de La Canebière, ça ne vous donne pas envie cette fois-ci ?

ÇA RACONTE QUOI ?

Bill Baker est un foreur de pétrole originaire de la ville américaine de Stillwater, située au fin fond de l’Oklahoma. Encore un film sur la classe moyenne des Etats-Unis ? Oui et non. La fille de Bill est actuellement emprisonnée de l’autre côté de l’Atlantique. Bingo, c’est bien chez nous qu’elle se trouve, elle est condamnée à neuf ans de prison par le tribunal de Marseille. Pour quelle raison ? Le meurtre d’une jeune fille, qu’elle jure ne pas avoir commis, évidemment.

Comme tout bon américain, Bill ne parle pas un seul mot français –ou toutes autres langues d’ailleurs. Il passe néanmoins régulièrement en France pour rendre visite à sa fille. Cette dernière l’informe sur un nouvel élément de l’enquête. En effet, un jeune homme serait possiblement impliqué dans l’affaire selon certaines nouvelles rumeurs. L’avocate d‘Allison ne souhaite pas investiguer, c’est donc Bill qui va devoir s’en charger, accompagné de sa nouvelle amie française Virginie –ex connasse.

NOTRE HUMBLE AVIS

Encore une histoire à Marseille, donc encore une histoire sur l’insécurité ambiante de la ville ? Eh bien pas vraiment, désolé Eric Zemmour, tu ne pourras pas citer Stillwater pour tes prochains débats !

Stillwater est bien plus proche du drame que du thriller bourrin. Ne vous attendez pas à voir Matt Damon décocher des droites à tout un tas de méchants marseillais. On nous parle ici d’un drame familial, d’un père qui accepte de changer sa vie du tout au tout pour venir en aide à sa fille (un peu ingrate d’ailleurs). C’est bien la force du film, nous plonger dans un thriller « policier » avec la vision un peu biaisée du père. En réalité, on est en plein cœur d’une enquête ultra réaliste, avec un papa qui ne maitrise même pas la langue du pays et qui va, par ses propres moyens, investiguer. C’est réaliste sur le fond, comme sur la forme. La ville de Marseille est sobrement, mais néanmoins joliment, mise en images dans ce film –en même temps, ce n’est pas compliqué quand tu passes après Bac Nord. On a parfois l’impression de voir Matt Damon dans un épisode de Plus Belle La Vie.

Mais malheureusement, ce sont bien les seuls points positifs à retirer de cette séance de cinéma. Stillwater dure 2h20, c’est long. C’est 1h trop long en fait. Le film s’enlise assez rapidement dans l’ennui de cette enquêtec’est tout de suite moins palpitant sans les pistolets et les bagarres, je l’avoue. Les personnages sont également beaucoup trop lisses, peut-être trop réalistes finalement, malgré de très bons acteurs devant la caméra. En même temps, ce n’est pas nouveau. Le réalisateur Tom McCarthy avait déjà montré ces quelques faiblesses sur le rythme et la réalisation maussade dans le film Spotlight (2015). Stillwater est donc un film satisfaisant sur quelques points, mais loin d’être transcendant. Vous risquez de l’oublier dans un mois.

EN DEUX MOTS

Des grosses longueurs qui empêchent de mettre une note plus haute. C’est Marseille Bébé.

2,5

Note : 2.5 sur 5.

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