CRITIQUE | FILM

HALLOWEEN KILLS : Michael, ton Myers ami 

Après une suite très honorable en 2018, la saga Halloween continue son petit bout de chemin en dévoilant cette année le deuxième film de cette trilogie issue de l’œuvre originale de Carpenter, mais à la sauce année 2020 !

ÇA RACONTE QUOI ?

Douzième film de la série anthologique Halloween, celui-ci est une suite directe d’Halloween sorti en 2018 (n’hésitez pas à revoir ce film pour vous rafraichir la mémoire). Encore et toujours, Halloween Kills met en scène pour la sixième fois Jamie Lee Curtis dans le rôle de Laurie Strode, back in the game. La plupart des acteurs du film précédent reprennent également leurs rôles. Mais que se passe-t-il dans cette suite ? C’est assez simple : quelques minutes après que Laurie Strode, sa fille Karen et sa petite-fille Allyson ont laissé Michael Myers prisonnier du sous-sol en flammes, celle-ci est transportée d’urgence à l’hôpital.

Elle pensait alors en avoir fini avec ce tueur en série.. C’est mal connaitre la bestiole. Lorsque Michael parvient à se libérer du piège de Laurie, son bain de sang rituel reprend. Alors que Laurie combat sa douleur et se prépare à défendre une nouvelle fois sa famille contre lui, elle réussit à insuffler un esprit de revanche à toute la ville d’Haddonfield pour se soulever et combattre l’ignoble meurtrier d’Halloween. Les femmes de la famille Strode rejoignent un groupe d’autres survivants du premier massacre de Michael et décident de prendre les choses en main -#GrilsPower.

NOTRE HUMBLE AVIS

Halloween Kills est donc de retour au cinéma, et on se demande bien ce qu’il peut apporter de nouveau au genre du Slasher movie. Un genre qui aura fait son temps et qui ne cesse de tourner en rond depuis de longues années, sans jamais arriver à se renouveler. Même si je ne remets pas en cause la qualité du film de 2018, son utilité est bien moindre. Certainement comme celle de la trilogie entière. Halloween Kills reprend donc là où le premier film s’était arrêté. Je vous conseille vivement de revoir celui de 2018 avant de découvrir ce nouvel opus, car la continuité est respectée à la lettre avec une scène d’ouverture qui pourra ravir les fans de la saga et du meurtrier au masque. Un hommage aux films de Carpenter des années 70 avec tout ce qu’il y a de meilleur. Très vite, je sais ce que je suis venu chercher en allant voir ce film, et je l’ai rapidement obtenu.

Halloween Kills, aussi régressif qu’il puisse être, n’en reste pas moins une pure tuerie sanguinaire. Certainement l’épisode le plus jouissif et le plus trash que la saga ait connue. Cependant, il n’évitera pas les clichés du genre : Personnages un peu timbrés avec un instinct de survie proche de celui d’un gamin jouant sur une autoroute, quelques longueurs, et des ficelles scénaristiques bien connues du grand public aimant un minimum se faire peur dans les cinémas. Qu’on se le dise, Halloween Kills n’invente rien. Mais il s’avère être un pur délire sanglant aux mises à mort osées, parfaitement trouvées et dans l’esprit du simplet Myers. Choquant, dégoutant, risqué, et même parfois drôle (oui, oui). Certaines séquences font serrer les fesses avec une belle efficacité, tant on peut sentir les coups redoutables du croquemitaine sur ses pauvres victimes. Donc oui, le principal atout d’Halloween Kills : être une véritable boucherie où il est impossible de bouder son plaisir.

Le scénario tente également de nombreuses choses intéressantes d’un point de vue politique et dresse un certain portrait pessimiste du peuple américain, n’hésitant pas à se mettre au niveau de leur pire ennemi pour arriver à leurs fins. Cela donnera lieu à une séquence d’émeute particulièrement bien mise en scène avec un propos pertinent (bien que peu subtil), mais qui ajoutera une pierre à l’édifice du culte Myers. Celui-ci sera toujours aussi imposant, il proposera par sa présence ainsi que par la bande originale de jolies séquences de tension made in Halloween. On regrettera tout de même un surplus de personnages pas toujours faciles à saisir, même s’il est très sympa de s’apercevoir que beaucoup d’entre eux sont issus du film original de Carpenter.

Ce deuxième film paraîtra parfois vide dans son intrigue et sera essentiellement considéré comme une transition vers un dernier opus particulièrement vengeur. Dans tous les cas, David Gordon Greene sait bien réaliser et il a toute ma confiance pour l’ultime projet. Je suis venu, et j’ai eu tout ce que je suis venu chercher. Je n’en demandais pas plus.

EN DEUX MOTS

Un film simple, sans aucun renouvellement du genre mais jouissif et efficace à 100%. Un bain de sang digne des meilleurs tueurs en série. 

3,5

Note : 3.5 sur 5.

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