CRITIQUE | FILM

SPIDER-MAN NO WAY HOME : un vrai plaisir coupable

Après plus d'un an et demi de teasing, de révélations maladroites, No Way Home est enfin en salle. Enfilez votre meilleur costume et rendez-vous à l'UGC le plus proche. Attention, ceci est une critique avec spoilers !!!

ÇA RACONTE QUOI ?

Peter Parker et sa bande de potes préparent leurs admissions post-bac, comme tout étudiant ordinaire.. enfin presque. Depuis la fin du dernier opus et son combat contre Mysterio, les choses ont « légèrement » changé. Le monde entier est désormais au courant de son identité secrète. L’homme-araignée est démasqué et ses amis en subissent également les conséquences..

Visiblement dérangé par tout cet attrait médiatique, et ayant également sur le dos le procès du meurtre de Mysterio, Peter Paker décide de demander l’aide de Dr.Strange. Si ce dernier le met en garde avant de lancer son sort, il n’en écoute rien et les choses commencent alors à dégénérer. Le voilà à devoir gérer l’arrivée de méchants du passé.. d’un autre univers ?!

NOTRE HUMBLE AVIS

Sans aucun doute, l’une des plus importantes adaptations cinématographiques du MCU. Le film met les petits plats dans les grands pour nous servir caviar nostalgique sur caviar nostalgique à n’en plus pouvoir. Mais les nombreux easter-eggs, fan-service à gogo et énormes facilités scénaristiques ternissent ce projet fou..

Si dans les grandes lignes, le long-métrage tient toutes ses promesses, il n’en reste pas moins teinté de défauts. Une fois la hype de revoir les anciens spidey campés par Tobey Maguire et Andrew Garfield, on remarque tout de suite quelques fausses notes. La qualité inégale de leurs jeux d’acteur par exemple, ainsi que leur place dans cette intrigue. Si Andrew Garfield est le plus expérimenté des trois (le type a tourné avec des cadors du milieu) peut-être même le plus talentueux, ce n’est en revanche pas la même sauce pour Tobey Maguire. La fibre nostalgique nous fait hurler comme des groupies à un concert de Justin Bieber, mais tout de même, il faut garder la tête froide et…Oh my God c’est Tobey !! *chiale* . Mais rappelons qu’ils ne sont pas les personnages principaux de cet opus !

Au cours de ces presque trois heures, le film passe et fait passer son protagoniste par les cinq étapes du deuil, lui offrant une renaissance et une vie nouvelle, moins joyeuse en apparence que la précédente, mais toujours mieux que rien. En revanche, que les premières minutes sont longues.. Même si voir Daredevil dans sa tenue d’avocat fait plaisir, cela reste légèrement anecdotique. Quant au personnage principal, Tom Holland signe ici une performance étincelante pour la meilleure des adaptations de cette trilogie post 2017. L’ambiance et la mise en scène plus sombres forcent l’acteur à puiser dans ses capacités dramatiques. Une à une, toutes les barrières protectrices (Tony Stark, tante May) le protégeant du monde froid et cruel dans lequel nous vivons sautent, il doit mûrir pour continuer à vivre et à lutter.

Le conflit entre Docteur Strange et Peter Parker est plutôt intéressant à suivre, en revanche, sa résolution me laisse très dubitatif. On se laissera toutefois bien séduire par cette petite embrouille dans le monde « miroir ». Quant aux vrais méchants, ils sont plus ou moins réussis. Les liens qu’ils entretiennent sont intéressants, et cela malgré un développement (comme pour le trio de héros) très inégale -blague à part : pourquoi certains veulent-ils retourner dans leur monde, sachant qu’ils y sont morts ? Certaines séquences du film nous tirent tout de même quelques chaudes larmes. Par exemple : quand Andrew Garfield, devenu aigri, sombre, rongé par le remords de la perte de Gwen Stacy, parvient à rattraper MJ. Toute la salle hurle et pleure en même temps –moi le premier. PAR CONTRE, je cherche encore l’intérêt de schlasser Tobey Maguire sans le tuer ? What’s the point ? Sa mort aurait pourtant été significative, étant donné la fin de son arc. Ces mini-déceptions au sein du scénario vont malheureusement se multiplier..

Au fait, vous vouliez des scènes mémorables, qui marquent la rétine ? Comme par exemple, des plans avec les trois spideys en même temps à l’écran ? Que nenni, il y a bien des plans à trois, mais ils sont pour la plupart oubliables. Rien d’iconique, ni même mis en valeur par la bande originale du film ou les décors. La Statue de la Liberté est d’ailleurs mal utilisée dans la séquence finale, cela aurait pourtant pu être assez impressionnant.. En résumé, si No Way Home coche toutes les cases d’un divertissement made in Marvel (les blagues comprises), cet opus, bien que plein de qualités, sera très certainement oublié après quelques années et restera sûrement un film générationnel.. Tout comme le spidey de Tom Holland (ce n’est que mon avis).

EN DEUX MOTS

La nostalgie fait clairement son taf, mais il y avait vraiment moyen de rendre cet opus inoubliable.. Dommage..

3

Note : 3 sur 5.

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