CRITIQUE | FILM

THE TENDER BAR : Clooney fait le clown triste

George Clooney adapte l'histoire du journaliste et écrivain J.R Moehringer. De quoi nous faire pleurer à chaudes larmes ? Il faut le voir pour le croire.

ÇA RACONTE QUOI ?

En 1973, le jeune J. R, âgé de 8 ans, grandit à Long Island avec sa mère Dorothy. Sans logement, ils doivent retourner vivre chez son grand-père. Le jeune garçon n’a jamais connu son père, et ne se fait une image de lui qu’à travers les émissions de radio qu’il anime. Heureusement, l’enfant peut compter sur sa mère et surtout son oncle pour l’aider à grandir et à se trouver.

Il va nouer des liens très forts avec cet oncle Charlie, patron du bar local le Dickens. Cet oncle va devenir un père de substitution et J. R. va passer sa vie au bar, notamment lors des moments difficiles. Charlie pousse le jeune garçon, peu doué pour le sport, à devenir écrivain. En 1986, il sort diplômé de l’université Yale. Quelques années plus tard, il intègre The New York Times. This is destiny.

NOTRE HUMBLE AVIS

La première chose que l’on se dit après le visionnage, c’est qu’il s’agit d’un film plutôt banal, et c’est vrai que c’est un peu le cas. MAIS, banalité ne rime pas forcément avec médiocrité.

En l’occurrence, le film est plutôt correct, du moins pas mauvais. Si la réalisation de George Clooney (qui signe ici son 8ème film déjà) ne révolutionne rien, elle reste plutôt efficace. George Clooney nous fait cadeau d’un long métrage semi feel good aux airs de brûlot sur la lutte des classes et les inégalités sociales –et les daddies issues of course. La photographie épurée et lisse tient à coller à l’image du biopic terre-à-terre, sans agresser la rétine d’une quelconque volonté subliminale -à moins que ce soit un manque technique. Rien de fou concernant la mise en scène, un peu comme dans le récit finalement. À vrai dire, c’est parfois assez ennuyeux, on cherche l’intérêt de certaines séquences. Concernant la bande originale, on s’en sort avec des hits plus ou moins connus, très made in US seventies -donc raccord avec l’époque. On appréciera l’immersion plutôt réussie dans le New-York des années 70.

Le casting tient bien la route avec un Ben Affleck entre le touchant et l’hilarant dans son rôle d’oncle à figure paternelle douteuse. Christopher Lloyd en vieux papy aigri cabotine pas mal, mais on ne lui en veut pas – c’est le Doc, il fait ce qu’il veut. Le jeune Tye Sheridan, passé chez Steven Spielberg depuis, est plutôt quelconque, fade, impersonnel malheureusement.. Certains diront que cela colle au personnage qu’il est censé incarner –mouais. À contrario, L’évolution du personnage de Daniel Ranieri est très intéressante dans ce gloubiboulga sans queue ni tête qu’est sa vie. L’acteur nous offre une bonne prestation (surtout lors de la scène de dialogue avec son lui du futur), en plus d’avoir cette bonne petite bouille. Par ailleurs, l’acteur qui campe le père tient la route en gros fils d’eup. Il est très vite entré dans mon top des pires pères de l’année –oui, je viens tout juste de créer ce top.

En résumé, The Tender Bar est un film correct, drôle, parfois touchant ou sympathoche, mais jamais rien de plus. Ne vous attendez pas à pleurer à chaudes larmes ou à rire aux éclats. Si j’avoue ne pas être très fan de la filmographie de George Clooney, ce long-métrage est certainement celui qui passe le mieux. Étant donné son dernier en date, il y a une réelle progression.

EN DEUX MOTS

Un téléfilm regardable, on ne peut malheureusement pas en demander plus à George Clooney derrière la caméra..

3

Note : 3 sur 5.

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