CRITIQUE | FILM

UN MONDE : cruel et impitoyable

Pour un premier film, la réalisatrice belge Laura Wandel décide de se tourner vers la cour de récréation en dénonçant ce que peu de personnes veulent réellement voir : le harcèlement.

ÇA RACONTE QUOI ?

Deux enfants, Abel et sa petite sœur Nora, font leur rentrée dans une nouvelle école. Très vite, Abel devient la proie d’une petite bande d’enfants qui l’embête jour après jour. Ou plutôt, disons-le, qui le harcèle. Sa sœur essaye d’abord d’alerter les adultes, mais Abel lui demande instamment de ne plus rien dire. La situation empire lorsque le père des deux enfants s’emmêle..

Abel ne se défend plus face à ses bourreaux. Nora est déchirée entre la souffrance de voir son grand-frère en détresse et la déception face à sa peur et son impuissance. Elle se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté. Une plongée immersive, à hauteur d’enfant, dans le monde de l’école.

NOTRE HUMBLE AVIS

Bienvenue dans le monde impitoyable des enfants avec un long-métrage de 1h13 à l’immersion maîtrisée dans son intégralité. De quoi vous plonger directement dans la cour de récréation de l’école la plus proche.

Un Monde possède une mise en scène intelligente et des partis pris intéressants. Munie d’une longue focale pour faciliter ses très faibles profondeurs de champ, la cinéaste parvient à filmer toutes ces situations lourdes de conséquences à taille d’enfant, quitte parfois à complètement se détacher des personnages adultes. Mention spéciale au discret Karim Leklou qui arrive sans grand mal à interpréter son rôle de père essayant de gérer la situation à sa manière. Un Monde est un film important. Avant tout, car le sujet principal du film est, aujourd’hui plus que jamais, l’un des gros fléaux de notre société. Et même si le film à tendance à exagérer certains propos dans des séquences frôlant l’incohérence, il nous livre le portrait sincère d’une génération qui se doit d’être prise au sérieux.

Il est impossible de rester dubitatif face au jeu de la jeune actrice Maya Vandeberque, incarnant le personnage de Nora avec brio et justesse. Une prestation qui vaut de l’or et qui aura le mérite de nous faire ressentir une forte oppression dès les premières secondes du film (oui oui). Le film tire la sonnette d’alarme sur un problème devant à tout prix être réglé, par n’importe quel moyen et incluant tout le monde : les parents, les professeurs, les accompagnants, mais également les enfants. Chacun a sa part de responsabilité dans cette œuvre filmée au naturel et fortement inspirée du cinéma des frères Dardenne. Un long-métrage important qui doit être visionné par le plus de personnes possible. Des projections dans les écoles ne seraient pas de trop.

Même si le film de Laura Wandel peut mettre de côté par ses partis pris de réalisation un bon nombre de spectateurs, Un Monde reste tout de même une photographie réelle de certaines situations dans le milieu de l’éducation.

EN DEUX MOTS

Deux choses. Premièrement, allez voir ce film, c’est important. Deuxièmement, arrêtez de faire des gosses. On n’est pas en pénurie. Ou alors éduquez-les un minimum. 

3,5

Note : 3.5 sur 5.

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