CRITIQUE | FILM

CRIMES OF THE FUTURE : Cronenberg ne déçoit pas !

Le nouveau David Cronenberg vient chambouler le Festival de Cannes 2022, et il n'est pas venu pour rien sur la croisette. Il débarque avec brancard, scalpel et autres ustensiles bien utiles..

ÇA RACONTE QUOI ?

Dans un futur pas si lointain (et non, toujours pas de voitures volantes), l’espèce humaine s’adapte à un environnement de synthèse, le corps humain est l’objet de transformations et de mutations nouvelles. Avec la complicité de sa partenaire Caprice, Saul Tenser, célèbre artiste performer, met en scène la métamorphose de ses organes dans des spectacles d’avant-garde.

Timlin, une enquêtrice du Bureau du Registre National des Organes, suit de près leurs pratiques. C’est alors qu’un groupe mystérieux se manifeste : ils veulent profiter de la notoriété de Saul pour révéler au monde la prochaine étape de l’évolution humaine. Bienvenue dans l’univers de David Cronenberg les amis.

NOTRE HUMBLE AVIS

Sans surprise, David Cronenberg tente une nouvelle fois de nous filer la gerbe. Je lui ai d’ailleurs trouvé un petit nom : « Cronengerbe« . Je trouve que ça lui va bien. Crimes Of The Future est peut-être un des films les plus trash, ou même polémiques du bonhomme. Le cinéaste, artiste visionnaire sinon complètement perché et obsédé par les corps déformés et la chair putride, nous livre ici un film d’une beauté organique sans pareil. La narration n’est jamais ennuyeuse, bien qu’un peu longue parfois, mais garde le spectateur attentif jusqu’à la conclusion. Les effets visuels, quant à eux, sont bien là pour nous distraire et nous faire passer un bon moment cronenbergien –sauf pour les plus sensibles.

Le casting est vraiment bon pour ce long-métrage, et ce n’est pas étonnant quand on connaît le parcours des deux têtes d’affiche. Les autres acteurs font tout aussi bien leur travail et tout ce beau monde se noie dans l’ivresse de la science-fiction gore horrifique de David Cronenberg. Le tout étant agrémenté de psychologie façon Armée des 12 Singes de Terry Gilliam. Il faut le dire : on adore voir des films de genre présentés en compétition à Cannes. Et Julia Ducournau, félicitée par David Cronenberg himself, ne dira pas le contraire. Bref, merci de faire entrer les monstres !

EN DEUX MOTS

Un long-métrage très cronenbergien avec à la fois un scénario, une intrigue et des thématiques de grands noms de la science-fiction

4

Note : 4 sur 5.

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