CRITIQUE | FILM

MEN : it’s raining toxic men

Après Annihilation en 2017 (et toujours disponible sur Netflix), Alex Garland revient avec un long-métrage disséquant les différentes facettes de la toxicité masculine.

ÇA RACONTE QUOI ?

Après avoir vécu un drame personnel, Harper décide de s’isoler dans la campagne anglaise. Elle s’exile dans une magnifique maison loin de tout, un peu comme les parisiens qui viennent de découvrir le télétravail. Mais une étrange présence dans les bois environnants semble la traquer.

À ce même moment, différentes présences masculines viendront troubler son repos lors de son séjour. Ce qui n’est au départ qu’une crainte latente se transforme en cauchemar total, nourri par ses souvenirs et ses peurs les plus sombres.

NOTRE HUMBLE AVIS

Avec ce nouveau long-métrage, Alex Garland nous offre sa vision horrifique de la masculinité toxique. Le papa d’Ex Machina et d’Annihilation est bel et bien de retour.

Mais malgré les bonnes intentions du cinéaste, le film s’embourbe rapidement dans trop de symbolisme. Men prend beaucoup trop de temps à lancer la machine, et cette attente finit par perdre le spectateur en route. Malgré quelques scènes qui réussissent à déranger, et même à faire peur, le film s’enlise dans des maladresses scénaristiques multiples. Pourtant, on comprend rapidement les enjeux, mais le réalisateur appuie son propos avec des séquences qui ne fonctionnent pas et qui parfois frisent le ridicule et la lourdeur. Tout cela saute aux yeux du spectateur pour immédiatement le sortir du film et du récit. C’est évidemment dommageable, car le travail de l’image est pour le coup de bonne facture avec un Alex Garland inspiré.

On perçoit tout le talent du cinéaste à travers différents cadres très travaillés. Certains plans sont proches de peintures impressionnistes et cela donne un relief appréciable à l’histoire qui est racontée. Quant au casting, l’interprétation de Jessie Buckley et Rory Kinnear est incroyable, parfois même effrayante -mais c’est le but. L’actrice irlandaise continue donc de nous impressionner après The Lost Daughter de Maggie Gyllenhaal. Au final, Men aurait pu être un terrifiant et glaçant drame horrifique du cinéma, mais le scénario s’épuise au bout d’une heure, et le spectateur en fait tout autant..

EN DEUX MOTS

Malgré tout le talent du casting et du réalisateur, Men ne parvient pas à tenir son spectateur en haleine jusqu’à la conclusion. La faute à un scénario peut-être trop alambiqué

2

Note : 3 sur 5.

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