CRITIQUE | SERIE

TOKYO VICE : coincé entre la police et les yakuzas

Créée par J.T. Rogers, et avec un pilote réalisé par Michael Mann, 'Tokyo Vice' nous plonge dans une époque où criminels et policiers luttent dans une guerre intestine en pleine capitale nippone. Notre critique de la première saison

ÇA RACONTE QUOI ?

À Tokyo, le reporter américain Jake Adelstein, âgé de 24 ans, intègre le service police et justice du « Yomiuri Shimbun », le plus grand quotidien japonais. Dans un monde strict et intransigeant (et un peu raciste sur les bords), il peine à se faire une place en tant que journaliste compétent. Il commence par rédiger des articles sur les petits sujets de société qui pullulent dans la ville : chats perdus, petites culottes volées, départs d’incendie..

Mais très vite, il comprend qu’il faudra prendre des risques pour monter en grade dans ce Tokyo impitoyable. Il décide alors de collaborer avec la police locale pour « approfondir » ses sujets, et accessoirement, côtoyer le milieu de la pègre. Très rapidement, il entre dans un monde qui le dépasse, entre policier parfois véreux et yakuzas sans pitié.

NOTRE HUMBLE AVIS

Disponible actuellement dans le catalogue Canal+, Tokyo Vice nous plonge dans une ville gangrénée par la criminalité des Yakuzas, une époque où les journalistes avaient bien du mal à faire leur travail.

Basée sur l’autobiographie du journaliste d’investigation Jake Adelstein, la série Tokyo Vice nous livre son premier chapitre porté par un duo d’acteurs connus : Ansel Elgort et Ken Watanabe. Si le premier peut énerver avec ses airs de baby driver à chaque apparition, il faut reconnaître qu’il enfile parfaitement le costume du jeune journaliste dans ce projet americo-japonais. Pour Ken Watanabe, beaucoup moins de surprise, l’acteur tient fermement son rôle et délivre une prestation convaincante tout au long de cette première saison. Mais Tokyo Vice a la chance d’avoir bien plus que ces deux-là à mettre en avant. Chaque personnage secondaire apporte sa pierre à l’édifice, ils donnent du volume au récit et c’est plus qu’appréciable. La série ne se contente pas de livrer une pâle copie de thriller policier vu et revu, elle donne du relief en combinant les interactions avec la diversité de ses protagonistes. C’est un peu fourre-tout par moments, car nous allons devoir suivre parfois plusieurs histoires distinctes, mais cela donne une vision complète de cette période et de l’environnement.

On est d’ailleurs surpris pas la façon dont le récit est construit. On y trouve forcément des grands méchants un peu clichés, mais aussi des personnages bien plus complexes -capable de torturer un homme, puis de chanter du Back street Boy quelques minutes plus tard. Tout cela est d’ailleurs parfaitement mis en scène. La capitale japonaise fournit (comme souvent) un environnement atypique, mais le travail visuel apporte une touche en plus à l’imagerie. L’intrigue principale, quant à elle, est assez classique de prime abord, mais apporte tout un lot de tension sur plusieurs séquences. On comprend rapidement les enjeux et les objectifs des protagonistes, ce qui nous permet d’appréhender la difficulté et la dangerosité des événements. Cette première saison de Tokyo Vice ne peut qu’être réussie avec toutes ces qualités. On pouvait s’attendre à une énième série policière standardisée, pourtant, le projet surprend par son aspect ‘multigenre‘. Espérons que la saison 2 soit tout aussi captivante.

EN DEUX MOTS

Une première saison étonnante, proposant une adaptation éclectique et multigenre de l’ouvrage autobiographique du journaliste Jake Adelstein. On y trouve une intrigue palpitante avec des personnages attachants et/ou fascinants

3,5

Note : 3.5 sur 5.

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