CRITIQUE | FILM

VIOLENT NIGHT : le père Noel distribue les marrons

Tommy Wirkola, le réalisateur au style si particulier, revient une nouvelle fois derrière la caméra avec un film assez sanguin. Un projet de Noël original, dans la lignée des actionners-movie à la 'Piège de cristal'. Notre critique de 'Violent Night'.

SYNOPSIS

Dans un bar de Bristol, le Père Noël boit une bière tout en se lamentant des enfants d’aujourd’hui, qui ont selon lui perdu l’esprit de Noël. Il reprend ensuite son traîneau pour continuer sa tournée. Celle-ci va le mener à Greenwich dans le Connecticut. Là-bas, Jason Lightstone est rejoint par sa femme Linda, dont il est actuellement séparé, et leur fille Trudy. 

Ils vont passer le réveillon de Noël dans la somptueuse demeure de la richissime et tyrannique mère de Jason, Gertrude. Jason retrouve notamment sa sœur Alva, qui lorgne sur l’empire familial et est très jalouse de son frère. Alva est accompagnée de son fils Bertrude et son nouveau compagnon. Toute la famille s’apprête à fêter Noël quand un groupe de mercenaires attaque l’immense propriété des Lightstone. Le père Noël va alors intervenir pour les sauver.

NOTRE CRITIQUE

Le film de fin d’année parfait dans son originalité. Si vous avez l’envie de changer de disque et passer outre les téléfilms de Noël ou les romances à l’eau de rose des fêtes hivernales, Violent Night est fait pour vous ! Le concept est très simple, un père Noël désabusé campé par un David Harbour solidement vénère, part à la rescousse d’une jeune enfant prise en otage par une bande de malfaiteurs. Le mix parfait entre un ‘Die Hard’ et les film ‘Maman j’ai raté l’avion’, œuvres que le cinéaste référencera à de nombreux instants, notamment lors des séquences les plus réussies du film. Jolis clins d’œil, côté décalé assumé jusqu’au bout, Violent Night est un défouloir bien costaud où nous aurons l’occasion de voir le Père Noël botter des culs. Et malgré ses énormes ficelles de scénario et sa narration assez brouillonne quand il s’agit de développer ses personnages, le film arrive tout de même à divertir sans aucun mal son spectateur et c’est le principal.

La mise en scène tente beaucoup de choses, même si la caméra nerveuse de Tommy Wirkola se trouve être un peu trop près des corps lors des séquences de combat, ce qui rendra par moment le rendu un peu moins lisible. Néanmoins, aucun problème au niveau des chorégraphies, David Leitch (le réalisateur de nombreux films d’action réputés pour celles-ci) est à la production et s’arrangera pour que le tout soit assez audacieux. Petits plans-séquences, montage parallèle, le film se fait assez ingénieux et créatif pour que le spectateur y trouve sa dose de testostérone. L’humour y est extrêmement présent, et il n’y va pas par quatre chemins quand il faut choquer. En résulte quelque chose d’assez con et délicieusement beauf. Le problème reste tout de même au niveau de certains personnages bénéficiant d’un développement assez creux. Mention spéciale aux méchants déjà vus et pas mal clichés.

Mais Violent Night reste tout de même un film de Noël original, bourrin et assez réussi dans l’ensemble. Le long-métrage de Tommy Wirkola remplit son cahier des charges et se révèle être extrêmement généreux. Le principal est là.

Drôle, sanguin et 100% bourrin, cet actionner-movie, aux défauts évidents, fera cependant passer à son spectateur un moment de divertissement jouissif et original dans son ensemble. 

3,5

Note : 3.5 sur 5.

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