CRITIQUE | FILM

CHIEN DE LA CASSE : pour éviter la chienne de vie

Ce premier film réalisé et écrit par Jean-Baptiste Durand nous emmène en pleine Occitanie, entre plaines désertes et silence de village, pour suivre une amitié fraternelle. Notre critique de 'Chien de la Casse'.

SYNOPSIS

Dog et Mirales sont amis d’enfance. Ils vivent dans un petit village du sud de la France et passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues.

Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog plus que de raison. Leur amitié va être mise à mal par l’arrivée au village d’une jeune fille, Elsa, avec qui Dog va vivre une histoire d’amour. Rongé par la jalousie, Mirales va devoir se défaire de son passé pour pouvoir grandir, et trouver sa place.

NOTRE CRITIQUE

À quelques kilomètres de Montpellier, plus précisément dans la petite ville de Pouget, une bande de potes tourne en rond sur la place haute du quartier. Taquins et blagueurs, le ton est donné, mais tout risque de changer avec l’apparition d’une nouvelle fille dans le coin..

Le cinéaste Jean-Baptiste Durand a décidé de situer son récit dans un petit village français du sud, et c’est une formidable idée. Bien loin de la vie parisienne, ou plus généralement des grandes métropoles, on trouve dans Chien de la Casse un parfait voyage en province, nostalgique pour certains d’entre nous y ayant grandi. On y trouve également des personnages bien loin des clichés, avec différentes facettes et une évolution constante. Deux protagonistes sont au cœur du récit, et l’un d’eux est particulièrement intéressant dans son développement. Mirales, interprété par l’acteur Raphaël Quenard, est un jeune homme plus si jeune, cultivé mais enfermé dans sa routine à inspecter l’horizon en criant que la ville est trop petite pour lui. Mais il se défoule chaque jour sur Dog, l’introverti de la bande. Ce qui paraît taquin au début, devient de plus en plus malsain avec l’arrivée d’une fille. Si la première partie du film touche dans le mille, notamment par la bonhomie des situations ou des dialogues, il faut aussi avouer que la deuxième manque cruellement de confrontation. Très vite, on stagne et on se répète dans ce qui semble être une démonstration d’amitié fraternelle.

D’un autre côté, tout ce récit est accompagné par la subtile réalisation de Jean-Baptiste Durand. Il sait placer sa caméra au bon endroit pour investir le spectateur à 100% dans ce conflit entre deux amis d’enfance. Tantôt proche des visages des protagonistes enfermés dans une voiture pour faire monter la tension, tantôt en les suivant de dos et à la traîne dans des instants de remise en question.. Bref, c’est efficace et rondement mené pour un tout premier long-métrage. La mise en scène est également réussie, les différents lieux de Pouget sont bien choisis et tout se confond avec une photographie marron/clair qui se révèle de jour comme de nuit. En revanche, la conclusion légèrement prévisible donne une petite touche amère à cette histoire, comme un manque de surprise qui s’installe dès la moitié du long-métrage. Mais au final, on gardera un très bon souvenir de Chien de la Casse, qui se révèle être une bonne comédie dramatique française.

EN DEUX MOTS

Légèrement prévisible, mais aussi très touchant, ‘Chien de la Casse’ s’affirme par une belle réalisation et une relation fraternelle aussi ambiguë qu’intéressante. 

3

Note : 3 sur 5.

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