#10 : NOEMIE DIT OUI
Noémie dit Oui n’interpelle pas, il met tout le monde en warning pendant 1h45. Un projet cinématographique à la fois puissant et brutal, mais comment faire autrement quand on aborde des thématiques féministes aussi importantes. La question du consentement est au centre du récit mêlée à un sombre réseau de prostitution, et le tout est totalement prenant grâce à la mise en scène pertinente de Geneviève Albert. Notez le nom de l’actrice principale : Kelly Depeault

#9 : GODZILLA MINUS ONE
Le cinéaste Takashi Yamazaki revisite le film de Kaiju en proposant du spectacle impressionnant, tout en instaurant un sous-texte habile, car la guerre ne s’arrête pas toujours au lendemain de l’armistice. Le tout, produit avec un budget quatre fois moins important que le dernier Astérix, pour information. Un bel usage du gigantisme avec lequel il parvient à rapetisser l’homme et à allonger le monstre.

#8 : WINTER BREAK
Winter Break et son ambiance rétro mêle la nostalgie des années 70 à une histoire souvent touchante et parfois très drôle. Trois individus coincés au campus pour Noël, tout semble les opposer, et pourtant, ces personnages sont intimement liés par leurs expériences passés. Malgré une trame narrative légèrement prévisible, le film offre bien plus qu’il n’y parait en étant loin des stéréotypes du genre et proche de ses personnages à l’occasion de Noël. Réconfortant comme de découvrir qu’il reste un dernier chocolat dans la boîte.

#7 : LES FEUILLES MORTES
Le retour d’Aki Kaurismaki est fabuleux, et se fait en grande pompe au Festival de Cannes 2023. Un long-métrage qui nous enivre avec des costumes parfaits, une mise en scène étincelante et de la musique à tomber (Merci Maustetytöt pour les travaux.). Un film qui combat la fatalité, et qui ne peut qu’être défini par l’espoir en toute heure et pour chaque situation. En bref et pour faire simple, c’est un pur concentré de douceur dans un monde de brutes.

#6 : ANATOMIE D’UNE CHUTE
Une grande Palme D’or qui récompense tout le travail de la réalisatrice Justine Triet qui s’amuse à déconstruire le film de procès et à mixer les genres dans Anatomie d’une Chute. Entre le film social, le thriller policier ou le drame, toutes les saveurs jaillissent pour former un projet unique qui ne cesse de fasciner à chaque étape de son récit. Ce long-métrage nous tient de la première à la dernière seconde et propose une conclusion aussi surprenante que pertinente. Le discours de la cinéaste sur la croisette offre évidemment des points bonus.

#5 : CLUB ZERO
La réalisatrice Jessica Hausner prend à contre-pied tout ce qui se fait en ce moment dans le cinéma, avec une critique acide d’un monde formaté où même les plus nobles causes sont dévitalisées par la bêtise humaine. Elle s’attaque évidemment à l’élitisme, façon Ruben Ostlund, mais pas que, car elle sait nuancer son propos pour nous alerter sur le fait que personne n’est à l’abri. Enfin, on se réjouit de retrouver l’actrice Mia Wasikowska qui, d’un plongeon parfait, s’imbibe de ce rôle principal à la fois effrayant et (bizarrement) fascinant.

#4 : LA DERNIERE REINE
Majestueux, brillant et divertissant. Entre légendes et faits historiques, La Dernière Reine envoûte son audience par une narration romanesque mêlant histoire algérienne avec un grand H et fiction. Superbement mis en scène tout du long, ce nouveau film caresse la rétine avec des plans frisant parfois la perfection des plus beaux tableaux du Louvre. Il raconte un autre fragment de l’histoire de ce pays, tout en restant accessible et divertissant. Un parfait équilibre, qui fait de ce projet, notre coup de cœur de l’année.

#3 : GARDIENS DE LA GALAXIE 3
Le réalisateur James Gunn réussit une nouvelle fois à transformer les films de super-héros en véritables épopées dramatiques. En plaçant le récit autour du destin d’un personnage souvent relégué au second plan, il parvient à susciter un élan d’héroïsme rassembleur ancré dans des motivations authentiques, et bien plus intéressantes que ce qu’on trouve d’habitude dans ce genre de films. D’ailleurs, la mise en scène épatante s’associe harmonieusement à l’humour caractéristique de l’univers Marvel. Le MCU en avait bien besoin.

#2 : DREAM SCENARIO
Le cinéaste Kristoffer Borgli réussit à imposer son style avec un nouveau long-métrage captivant, mêlant drame et critique sociologique contemporaine. Porté par un Nicolas Cage au plus haut, le film explore les nuances de la célébrité tout en offrant une réflexion sur l’identité dans un récit entre réalité et surnaturel. Dream Scenario est comme un rêve, il n’y a pas de genre prédéfini, les situations n’ont ni queue ni tête, et pourtant on croit à tout ce que l’on voit.

#1 : L’INNOCENCE
Avec sa narration sous effet Rashōmon, le film nous surprend et explore une multitude de thématiques soulignant les carences de la société japonaise et la recherche d’identité dès l’enfance. Rempli de tendresse et de douceur, mais également empreint de réalisme et de douleurs, L’Innocence de Kore-eda aborde une multitude de sujets sans tomber dans les clichés communs du Septième Art. La mise en scène est exceptionnelle, mais on est habitué avec le réalisateur japonais..












Je n’ai vu que le numéro 1, et c’est vrai qu’il est beau.
Bonne année à vous.
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