SYNOPSIS
La cow-girl Jessie est devenue la leader du groupe, et elle a nommé Buzz comme adjoint du shériff. Mais Bonnie vient tout juste de recevoir Lilypad, une tablette connectée qui remplace petit à petit tous ses jouets.. La cowgirl appelle Woody à l’aide. Ce dernier décide alors de revenir les aider à redevenir le centre d’attention de Bonnie.. Toy Story 5 est un film d’animation américain réalisé par Andrew Stanton et McKenna Harris et sorti en 2026. C’est le cinquième long métrage de la franchise Toy Story produite par Pixar et distribuée par Walt Disney Pictures.


NOTRE CRITIQUE
Depuis ses débuts en 1996, la franchise Toy Story a toujours incarné une valeur sûre, un univers capable de se réinventer à chaque opus pour creuser ses thématiques. Même quand le troisième volet semblait avoir offert la conclusion parfaite, le quatrième avait réussi à nous surprendre par sa pertinence. C’est pourquoi l’annonce de ce cinquième chapitre inspirait plutôt de la confiance que de la méfiance. Malheureusement, cette fois-ci, le charme n’opère plus. Est-ce un épisode indispensable ? Clairement, non ! Est-ce l’épisode de trop ? C’est bien possible !
Le premier problème vient d’une mécanique scénaristique bien trop rouillée qui se répète jusqu’à l’ennui. On retrouve le même schéma immuable : une mission de sauvetage qui vire à la captivité dans un lieu perçu comme une prison effrayante, avant de se transformer en espace de crise existentielle. Après la chambre du voisin, l’appartement du collectionneur, la crèche et la boutique d’antiquités, c’est au tour de l’ancienne maison d’Emily, l’ex-propriétaire de Jessie, de servir de décor. Et cette fois, la cowgirl prend le leadership, une idée plutôt séduisante sur le papier, surtout que se concentrer sur un personnage avait déjà fait ses preuves lors du précédent film, qui avait mis en avant Woody. À la grande différence que le quatrième film assumait son choix. On sent planer l’ombre d’un cahier des charges rigide que le réalisateur doit respecter quitte à sacrifier la cohérence globale. Peut-on faire un Toy Story sans Woody ? Il semblerait que la question ne se soit jamais vraiment posée, bien que cela vienne définitivement briser l’intérêt et la profondeur de la fin du quatrième film. Ce retour du cowboy s’avère tellement anecdotique et dispensable qu’on pourrait le couper au montage sans que l’intrigue n’en souffre, ce qui aurait au moins préservé la logique de la saga. À vouloir intégrer de force l’intégralité des personnages accumulée jusqu’à présent, les vétérans de la première heure finissent par être sacrifiés, bazardés dans l’inutilité la plus totale.

Et le pauvre Buzz n’est pas non plus épargné. Incapable de lui trouver une direction claire et intéressante, le ranger de l’espace est relégué au second plan et devient de plus en plus ridicule au fur et à mesure que la licence multiplie ses longs-métrages. L’écriture croule sous ce trop-plein de personnages intégrés au chausse-pied, ce qui plombe le rythme et l’impact de l’histoire. C’est d’autant plus regrettable que le sujet du film est particulièrement pertinent. Confronter les vieux jouets traditionnels aux nouvelles technologies s’imposait comme l’évolution logique de la saga. Mais à force d’être partout, le film se retrouve au milieu de nulle part. Le récit est décousu, survolant son sujet principal avec une approche un peu trop niaise et naïve, sans savoir vers quelle conclusion se diriger. Tout n’est pas à jeter pour autant : l’émotion autour du personnage de Bonnie, confrontée au harcèlement et à la pression sociale de l’ère numérique, fonctionne bien. Les nouveaux jouets high-tech apportent des nuances scénaristiques bienvenues et une touche d’humour indispensable, sans oublier une animation globale qui reste visuellement à couper le souffle. Mais tout cela est bien trop superficiel.
Les quelques bonnes idées sont systématiquement noyées dans des choix narratifs douteux qui lissent l’ensemble. En s’enfermant dans sa check-list commerciale, ce cinquième opus passe à côté de l’essence de la franchise : exit l’antagoniste complexe et marquant, l’aventure inspirée, les grands moments de bravoure ou l’émotion viscérale. Tout baisse d’un ton, transformant ce Toy Story 5 en une œuvre bien trop classique, dispensable et presque nuisible à l’héritage de la saga.
EN DEUX MOTS
Ce cinquième chapitre de la franchise Toy Story livre une copie bien trop timide et classique, qui se contente de survoler ses thématiques sans jamais réussir à les exploiter pleinement. Mené par un cahier des charges beaucoup trop rigide, le film manque cruellement de sincérité, d’audace et de profondeur, ce qui le rend malheureusement dispensable.
2,5
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