CRITIQUE | FILM

LAST NIGHT IN SOHO : la toute-puissance d’Anya Taylor-Joy !

Edgar Wright est incontournable, personne ne pourra désormais contredire cette phrase. Le réalisateur nous offre encore une fois un film divertissant en parfait équilibre entre nostalgie et modernité (ou tradition et modernité)

ÇA RACONTE QUOI ?

Eloise Turner est une vraie fashionista. Véritable passionnée, elle a récemment passé des examens pour intégrer la fameuse école de mode de Londres. Direction la capitale, au revoir mamie ! Eloise nourrit également une grande adoration pour l’époque des sixties : Vinyles en tout genre, garde-robe colorée ect.. Elle est à l’ancienne, si tu préfères : plutôt Kylie Minogue que Kylie Jenner.

Le monde de la mode londonien qu’elle découvre n’est pas du tout ce qu’il semblait être, et les rêves du passé commencent à se transformer en quelque chose de bien plus sombre. D’abord, avec l’intégration dans sa classe et les petites bully bien clichées qui l’embêtent, puis, avec de mystérieux événements.. Chaque nuit, elle découvre qu’elle est capable de retourner dans les années 60′. Le rêve devient réalité ? Le rêve devient plutôt un cauchemar..

NOTRE HUMBLE AVIS

Edgar Wright a-t-il déjà réalisé un mauvais film ? C’est avec cette question en tête que je prends mon ticket pour la séance Last Night in Soho, et c’est toujours avec cette question que j’en sors !

Le réalisateur avec aucun faux pas ? Ce n’est pas l’avis de tout le monde, surtout depuis Baby Driver en 2017. Pourtant, Edgar Wright ne cesse de surprendre par sa régularité, il démontre à nouveau tout son talent avec Last Night in Soho. Ce film aura également une place bien particulière dans sa carrière, il engage un sacré tournant en sortant de sa zone de confort où il excellait -films essentiellement de divertissement/comédie. Last Night in Soho ne ressemble à aucun Wright : il est sombre (dans le sens sinistre du terme) et mêle à la fois le thriller et l’horreur sans pour autant tomber dans un film de genre. Bref, c’est un film hybride à la sauce Wright, et on adore ça !

Côté technique, Edgar Wright dirige son projet avec une réalisation sans fioritures et toujours très efficace. La mise en scène est maitrisée du début à la fin. Sans énormément d’artifices, il arrive à recréer une atmosphère pesante dans ce Londres des années 2020, comme celui des années 60. On est évidemment encore plus impressionné à chaque saut dans le temps, l’ambiance des sixties est palpable et la nostalgie est bien là. Le jeu des ‘miroirs’ fonctionne également sans en faire des caisses, le réalisateur dose à la perfection et réussit quelques petits effets bien sympathiques. Edgar Wright est aussi un parfait chef d’orchestre, il maitrise son rythme. Malgré une introduction un peu poussive (jusqu’à l’arrivée dans l’appartement), le reste du film jouit d’un rythme quasi parfait. On n’en sort pas une seule seconde, aucune baisse d’intensité.

L’autre point fort du film ? Il tient en trois mots : Anya Taylor-Joy. Si vous connaissez un peu WatchBuddy, vous êtes au courant que nous avons lancé une grande opération de propagande pour cette actrice depuis The Queen’s Gambit. Il est temps d’asséner un nouveau coup de marteau pour soumettre au monde entier la toute-puissance de d’Anya Taylor-Joy. Pour ce projet, elle joue un personnage plus que secondaire, et pourtant, c’est bien elle l’héroïne. Quelques lignes de dialogues, pas plus, mais sa présence, sa gueule, sa gestuelle, son aura, apportent tellement au film. Toute la dimension émotionnelle s’articule autour de son personnage, elle est la véritable colonne vertébrale du long-métrage, de l’intrigue comme à la conclusion. Je garde tout de même une ligne pour saluer la plutôt bonne prestation de Thomasin McKenzie, que vous avez assurément déjà vue dans Jojo Rabbit !

En résumé, sans être le meilleur de la filmographie d’Edgar Wright, Last Night in Soho apporte un renouvellement intéressant dans la carrière du réalisateur. La sympathique dimension nostalgique, l’intrigue finement déroulée et la prestation hypnotisante d’Anya Taylor-Joy permettent de passer un plus qu’agréable moment en salle !

EN DEUX MOTS

Edgar Wright réussit tout ce qu’il entreprend, mais ça en devient trop facile quand tu as Anya Taylor-Joy dans ton film..

3,5

Note : 3.5 sur 5.

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