CRITIQUE | FILM

THE BATMAN : proche de la perfection

Mazette, il est enfin là, le Batman de Robert Pattinson bien dépressif avec le poids de l'héritage sur le dos. Mais qui mieux que Matt Reeves pour se lancer de ce projet aussi ambitieux ?

ÇA RACONTE QUOI ?

Deux années à arpenter les rues de Gotham pour insuffler la peur chez les criminels.. Voilà le quotidien du jeune Bruce Wayne prêt à devenir véritable Chevalier Noir. Avec seulement quelques alliés de confiance parmi le réseau corrompu de fonctionnaires et de personnalités de la ville, le justicier solitaire s’est imposé comme la seule incarnation de la vengeance parmi ses concitoyens. Il fait régner la just.. la peur !

Lorsqu’un tueur s’en prend à l’élite de Gotham, une piste d’indices cryptiques envoie le détective à l’humeur dépressive sur une enquête dans la pègre, où il rencontre tout un tas de personnages bien connus. Alors que les preuves s’accumulent et que l’ampleur des plans du coupable devient clair, Batman doit forger de nouvelles relations, démasquer le coupable et rétablir un semblant de justice au milieu de l’abus de pouvoir et de corruption sévissant à Gotham City depuis longtemps.

NOTRE HUMBLE AVIS

Après le matraquage d’une centaine d’affiches, et les multiples bandes-annonces, nous avons enfin le droit de voir le Batman de Matt Reeves et Robert Pattinson. Et croyez-moi, ce sont 3h bien investies dans votre année 2022.

Au-delà d’être peut-être le meilleur de l’année, The Batman est sûrement le film le plus ambitieux. On s’attaque à une œuvre comics déjà multi-adaptée au cinéma, avec des classiques comme des navets, et avec un personnage principal déjà dévoilé sous beaucoup de facettes. Matt Reeves réussit ici à trouver un tout nouvel angle pertinent pour mettre en scène notre très cher Bruce Wayne. Dans ce flow d’images aux teintes sombres, dans un Gotham au plus crade de son être et dans une société gangrénée par la mafia, voilà émerger un tout jeune justicier assoiffé de justice et de vengeance. Robert Pattinson endosse parfaitement les patins de ce ‘Bruce Wayne emo‘, légèrement dépressif et écrasé par le poids de l’héritage de son père. Pour faire simple, il y avait du soleil à Gotham la dernière fois que Bruce a esquissé un sourire. En revanche, il laisse place à la bestialité du super-héros, il se cherche en tant que justicier, et pour cela, il va devoir fracasser quelques bouches.

The Batman jouit également du travail de l’excellent Matt Reeves – Papa de l’incroyable trilogie Planète des Singes. Ce dernier ouvre les vannes et met tout son savoir-faire dans une mise en scène époustouflante, accompagnée parfois de superbes idées de réalisation. Les costumes finissent de former la panoplie de chaque personnage, s’assimilant facilement aux décors bien crasseux et pluvieux de Gotham. Le film alterne entre enquête mystérieuse, polar sombre et séquences d’action intensives. Les trois domaines sont clairement maîtrisés, on notera particulièrement le travail autour des scènes de combat (coucou Christopher Nolan) quasiment toujours au corps-à-corps pour le Chevalier Noir -intensifiant le côté brutal des échauffourées. Rien n’est laissé au hasard, et la qualité du long-métrage prend également forme sous la bande originale. Elle sait trouver ses moments de lumière, comme se faire discrète pour laisser place à l’intrigue du récit. Le film est incroyablement riche en empruntant par-ci, par-là à différents genres. On aura le droit à une belle scène de course-poursuite en Batmobile (dommage que l’issue soit spoilée dans la BA), et même à quelques plans dignes de certains westerns (le focus sur les bottes du Batman pour ses entrées).

On ne va pas se mentir, il faudra poser un RTT si vous souhaitez voir ce film long de trois heures. Il est cependant difficile d’en vouloir à Matt Reeves, tant chaque séquence ne semble jamais gratuite. Si on peut parfois douter de l’intérêt de certains personnages, on se rend finalement compte de leur importance pour créer ce labyrinthe autour de l’enquête, et cela donnera évidemment tout son poids à l’antagoniste. Ce dernier aura son heure de gloire dans la toute dernière partie du film. Il faudra être patient, mais Paul Dano nous le rend plutôt bien. A la fin.. enfin la vraie fin (pas celle que vous avez cru apercevoir au bout de 2h30), vous aurez l’impression de sortir d’une séance de cinéma copieuse, mais digeste. Matt Reeves prend le pari de tout balancer (un peu trop dans la BA d’ailleurs), c’est à la fois un point fort comme une charge, mais il y a de quoi se goinfrer avec de la qualité, comme pour un buffet à volonté au Ritz.

EN DEUX MOTS

Mazette, on est pas loin d’avoir l’adaptation parfaite du jeune Chevalier Noir. La paire Matt Reeves/Robert Pattinson règne sur le cinéma en ce début d’année 2022, et cela est désormais incontestable. 

4,5

Note : 4.5 sur 5.

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