SYNOPSIS
Din Djarin, le célèbre chasseur de primes mandalorien, reprend la route aux côtés de Grogu pour une nouvelle mission confiée par la Nouvelle République. Leur objectif : retrouver un dangereux seigneur de guerre lié aux vestiges de l’Empire. Mais pour obtenir les informations dont ils ont besoin, Mando doit d’abord remplir une mission bien plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Entre arènes clandestines, cartels criminels et alliances incertaines, le duo se retrouve entraîné dans une aventure qui les mène aux confins de la galaxie. Alors que de vieux ennemis refont surface et que les enjeux dépassent rapidement le cadre d’un simple contrat, Mando devra choisir entre ses obligations et ce qu’il estime juste. Une nouvelle épopée mêlant action, humour et créatures spectaculaires, qui met une fois de plus à l’épreuve le lien unique entre le Mandalorien et Grogu.

NOTRE CRITIQUE
Disney a déjà épuisé la recette Star Wars en seulement cinq ans et cinq films. La faute à une direction bien trop approximative et jamais franche avec ses spectateurs. L’accueil commercial cuisant de Solo : A Star Wars Story fait encore du bruit dans les couloirs de Lucasfilm, à tel point que Kathleen Kennedy a décidé de concentrer tout le contenu en streaming. La série The Mandalorian avait d’ailleurs ouvert le bal.
Une série très appréciée des fans (surtout ses deux premières saisons), qui a réussi à raviver une espèce de flamme disparue après le bide critique de cette trilogie infernale (on adore l’épisode 8 cependant). Ensuite, toute une déclinaison de séries télévisées plus ou moins réussies. Le « Mandoverse » s’est rapidement établi avec en son sein, la série centrée sur Ahsoka, et The Book of Boba Fett. Toute une ribambelle de produits fades et sans réels intérêts ayant Jon Favreau et Dave Filoni pour showrunners (un jour vous comprendrez que ces mecs sont des fraudes). Lucasfilm et sa franchise mère semblent ne plus savoir où donner de la tête. Projets annoncés, mais tombés dans l’oubli, productions catastrophiques, il faut dire que Kathleen Kennedy collectionne les bourdes. Mais voilà que pour la première fois en neuf ans, la franchise est de retour au cinéma pour une aventure centrée sur ce mandalorien et son acolyte Grogu, personnage essentiel du mandoverse introduit en première saison. Mais pourquoi un tel film ? Pourquoi avoir annulé une quatrième saison pour passer sur le grand écran ? Le fameux film qui va clôturer le mandoverse comme cela a été promis maintes et maintes fois par l’équipe de Lucasfilm ? Ou bien un autre ? À quoi sert donc The Mandalorian and Grogu ? À rien. Sans l’ombre d’un doute. Édifiant de voir comment Jon Favreau et Dave Filoni n’ont rien à raconter de croustillant et trépidant vis-à-vis de leurs univers. Si l’objectif était de rassembler et divertir, cela sera sans doute atteint, mais à quel prix ? Ce nouveau chapitre de l’univers Star Wars manque de saveur, et fait office de long épisode que l’on aurait déjà pu retrouver dans la série. Un ride familial simplement divertissant, se contentant du strict minimum pour raconter sa pauvre petite histoire à l’échelle la plus minime.

On débute la séance avec un carton-titre expliquant à nouveau la chute de l’empire et sa possible renaissance via des figures nostalgiques en fuite. Un postulat déjà vu de nombreuses fois dans la série et qui ne raconte rien de plus que les précédents récits. À dire vrai, le film ose même revoir son travail de photographie à la baisse. Un flou omniprésent en guise de cache-misère, un vert dégueuli faisant office de bouillie numérique, des effets spéciaux souvent finis à la truelle, et un sens du spectacle aux abonnés absents. La série Disney+ nous avait habitués à mieux, et jamais nous n’aurions pensé à un éventuel downgrade pour son passage sur le grand écran. Tout sonne cheap, hors budget, trois pauvres speeder qui se font la course sur les dunes d’Arcachon sans réelle envie de mise en scène ni parti pris esthétique. Le long-métrage est gris, pas de gros travail de colorimétrie, pas de jeux de couleurs.. On enchaîne sans véritable plaisir les séquences d’actions tout juste divertissantes pour se taper une énième scène de dialogue en champ contre champ inintéressante. Pas une surprise quand on sait ce dont est capable Jon Favreau, véritable Yes-Man aux bottes de Disney depuis des années maintenant. Le bonhomme avait pourtant réussi à proposer quelque chose de bien plus spectaculaire avec le premier épisode de la saison 2 de The Mandalorian que durant ces deux heures de passage à vide. Même une séquence d’arène peuplée d’un bestiaire long comme le bras parvient à paraître étonnamment pauvre visuellement, tant Jon Favreau se contente de filmer l’action sans jamais lui insuffler le moindre souffle de mise en scène. Pourtant le tout s’enchaîne bien, le rythme est tenu, et la bande originale signée Ludwig Goransson réussit à nous tenir éveillés. Décidément tout ce que touche ce compositeur devient instantanément de l’or. Personnages inexistants : Din Djarin n’a rien à jouer, pas de développement personnel en vue, pas de dilemmes moraux, on arrive même à survoler son rôle de père de substitution et à le priver d’un nouvel arc narratif intéressant. On aurait pu se consoler avec Grogu, mais il fait toujours partie du plan marketing de Disney pour vendre des peluches. Le petit bonhomme vert a le droit à sa petite side quest qui partait bien, mais bien trop facilement résolue.
Dave Filoni et Jon Favreau n’ont aucun plan pour leurs personnages. Impossible de ne pas regretter Tony Gilroy quand on voit comment ces deux fanboys traitent leurs personnages comme de vulgaires figurines. On aurait également voulu vous parler du personnage de Sigourney Weaver, mais elle n’a tellement rien à bouffer qu’il est difficile de dire quoi que ce soit. The Mandalorian and Grogu est un aveu d’échec de la part de Disney, un film tout juste divertissant qui se contente de suivre le protocole d’un cahier des charges bien gentillet. On espère que la franchise reprendra du poil de la bête et saura retrouver son souffle épique d’antan avec son prochain film dirigé par Shawn Levy.
EN DEUX MOTS
Le blockbuster moyen par excellence. Du champ-contre-champ, de la bouillie numérique, un immense désintérêt vis-à-vis de ses personnages, mais juste assez divertissant pour rester éveillé. Jon Favreau, toujours le Yes Man qu’il pense être.
2,5
Abonne toi au site !
Ils en parlent également : Radio Canada, Premiere ou Planete Star Wars

