CRITIQUE | FILM

HOUSE OF GUCCI : au nom du père, du fils et de House of Gucci

Deux films de Ridley Scott en l'espace d'un mois ? Ridley est de retour pour (re)prendre le trône. Après l'incroyable Dernier Duel, place au déroutant House of Gucci !

ÇA RACONTE QUOI ?

Gucci Gang, Gucci Gang. La fameuse marque créée par Guccio Gucci est aujourd’hui reconnue et admirée dans le monde entier, et c’est une pure entreprise familiale à l’italienne –va bene. À la fin des années 1970, l’empire italien de la mode est à un tournant critique de son histoire, tout le monde veut sa part du gros gâteau. Durant ce long-métrage, nous allons suivre plus particulièrement Patrizia Reggiani, la femme de Maurizio Gucci, futur (mais pas pour longtemps) dirigeant de la Maison de Mode de grand-papa.

Family Business is Business, et la famille Gucci ne va pas tarder à imploser à la simple vision d’un empire si prolifique. La marque de mode préférée de Gucci Mane va cependant vite décliner. Il faut du renouveau, de la modernité et surtout une stratégie claire -comme certains diraient sur Linkedin. Patrizia a tout prévu pour redresser ce business, comment ? Grâce à une lecture assidue de son horoscope, mais aussi au soutien d’une des meilleures voyantes d’Italie. Le reste appartient à l’histoire !

NOTRE HUMBLE AVIS

Ridley Scott est de retour après.. un mois d’absence. Il vient tout juste de sortir le meilleur film de l’année (Le Dernier Duel), et il rempile avec un nouveau long-métrage tout aussi surprenant, et au casting haut de gamme !

Qui a osé dire que Ridley Scott était finito ? Il vient tout bonnement de terminer 2021 avec Adam Driver. House of Gucci est, malgré les innombrables critiques affirmant le contraire, une totale réussite. Il est simplement ce qu’on attendait de lui, ni plus, ni moins. Mais croyez-moi, les attentes étaient considérables –vu le nombre d’affiches au m2 dans Paris. Ridley Scott s’éloigne de sa zone de confort pour nous offrir une satire hilarante, dépeignant un monde d’élitistes de la mode, tous aussi ridicules les uns que les autres –un peu plus pour Jared Leto. Mais attention, les personnages sont pathétiques, mais sûrement pas les acteurs. Ceux qui affirment le contraire n’ont décidément pas du tout compris le film !

Le but de Ridley Scott est d‘exhiber la facette la plus risible de cette famille, et personne ne sera épargné : Du père prétentieux, au fils unique un peu niais, jusqu’au cousin complètement idiot. Un par un, vous apprendrez à les détester, puis à en rire. On se moque de la famille Gucci, mais aussi de Patrizia Reggiani –Sweetie. Une prolo légèrement vénale (un peu beaucoup quand même), mais aussi et surtout attirée par la fame, le luxe et le prestige. House of Gucci est en partie une comédie, c’est hilarant et subtil à la fois. Le tout bien emballé dans le savoir-faire technique de Ridley Scott. C’est très beau, même s’il n’atteint pas l’excellence en matière réalisation que l’on a pu retrouver dans Le Dernier Duel. La bande originale, quant à elle, permet de marquer des temps forts du récit, sans être trop imposante. On retiendra quelques musiques importantes, notamment celle utilisée dans la bande-annonce. Finalement, tout est réussi dans ce film ?

En même temps, difficile de ne pas transformer l’essai quand tu as un casting pareil : Adam Driver, Al Pacino, Lady Gaga, Jared Leto.. Si Al Pacino est clairement le MVP du long-métrage, que dire de Lady Gaga qui délaisse les studios d’enregistrement pour les plateaux de tournage sans perdre de sa superbe. Sa prestation dans le rôle de la Mama italienne avide de pouvoir est à la hauteur des attentes, parfois même épatante. Les costumes et les dégaines des personnages sont également sans pareil. On parle tout de même de Gucci, il nous fallait des tenues en conséquence. Eh bien c’est totalement le cas, tous les outfits de Patrizia Reggiani sont mémorables, et c’est visuellement très saisissant. Ridley Scott a d’ailleurs plutôt bien respecté le monde de la mode, en intégrant de manière fidèle le défilé de Tom Ford par exemple. Un chouille long, le film n’est cependant pas en manque de rythme. Les gossips familiaux nous tiennent en haleine jusqu’au dénouement final, même si on connait déjà la conclusion de l’histoire. L’implosion d’une famille, la chute d’un empire mené par des idiots, qu’est-ce que c’est jouissif (et sadique) !

EN DEUX MOTS

Ridley Scott nous offre une satire poussée à l’extrême d’une famille ô combien pathétique, où les membres se retrouvent ensevelis par leur empire. Avec Lady Gaga et Al Pacino au sommet ! 

4

Note : 4 sur 5.

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